Coronavirus : Masques trop chers et faux désinfectants, la DGCCRF traque les arnaques anti-Covid

PROTECTION DES CONSOMMATEURS Pendant la crise sanitaire, la DGCCRF veille au prix des masques et gels hydroalcooliques et traque les faux produits qui pourraient mettre en danger la santé des consommateurs

20 Minutes avec AFP

— 

Les agents de la DGCCRF ont contrôlé des milliers de références de masques, de gels hydroalcooliques ou encore de "faux" produits pour protéger la santé des consommateurs.
Les agents de la DGCCRF ont contrôlé des milliers de références de masques, de gels hydroalcooliques ou encore de "faux" produits pour protéger la santé des consommateurs. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Gare aux produits non-conformes et solutions « miracles » anti-Covid-19. Particulièrement vigilante sur les prix des masques et des gels hydroalcooliques durant la crise sanitaire, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, la  DGCCRF a indiqué ce lundi avoir mené 41.600 contrôles.

Dès avril, la DGCCRF a travaillé en collaboration avec les douanes, la gendarmerie et des contrôleurs financiers et fiscaux, dans une « task force » nationale contre les fraudes et escroqueries liées au coronavirus.

« Il y a eu douze "retrait-rappel" de gels hydroalcooliques et on a trouvé des lots de masques non conformes dans le cadre de la "task force", qui ont donné lieu à des retraits du marché ou des interdictions de commercialisation », a expliqué ce lundi la directrice de la DGCCRF, Virginie Beaumeunier, lors d’une conférence de presse.

Des agents formés pour identifier « les arnaques »

Certains gels hydroalcooliques contenaient par exemple une dose d’alcool insuffisante pour une désinfection satisfaisante.

Des agents ont également été formés aux contrôles sur Internet pour identifier « les arnaques, comme de fausses lampes désinfectantes, de faux stérilisateurs, de faux compléments alimentaires », a détaillé Virginie Beaumeunier.

« Dans les prochains mois, la DGCCRF sera particulièrement vigilante sur les délais de paiement, qui sont susceptibles d’entraîner des faillites en chaîne », a assuré pour sa part le ministre délégué aux PME, Alain Griset, ajoutant que des « sanctions exemplaires » seront appliquées aux mauvais payeurs qui ont bénéficié de l’aide de l’Etat.

En 2019, quelque 22 millions d’euros d’amendes pour non-respect des délais de paiement ont été infligées à 209 entreprises, selon le rapport annuel de la DGCCRF publié ce lundi. En ciblant les « fraudeurs du quotidien », la direction a contrôlé près de 100.000 établissements et 15.000 sites internet et elle a enregistré plus de 55.000 réclamations de consommateurs.