Incendie dans la cathédrale de Nantes: Le suspect relâché le 19 juillet désormais placé en détention

ENQUETE L’homme de 39 ans avait été remis en liberté sans poursuite. Passé aux aveux, il est maintenant mis en examen pour « destructions et dégradations par incendie »

20 Minutes avec AFP

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Les pompiers luttant contre l'incendie de la cathédrale de Nantes, le 18 juillet 2020.
Les pompiers luttant contre l'incendie de la cathédrale de Nantes, le 18 juillet 2020. — Laetitia Notarianni/AP/SIPA

L’enquête sur l’incendie de la cathédrale de Nantes vient de connaître un rebondissement. L’homme interpellé le 18 juillet et remis en liberté le lendemain sans poursuite a été de nouveau placé en garde à vue. Le parquet l’a ensuite mis en examen et placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour « destructions et dégradations par incendie ».

Le suspect passe aux aveux

L’homme « a reconnu, lors de l’interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale : sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique », a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès. « Il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd’hui rongé par le remords et dépassé par l’ampleur qu’ont pris les événements », a pour sa part affirmé au quotidien Presse-Océan l’avocat du mis en examen, Me Quentin Chabert.

Le recteur de la cathédrale avait « confiance en lui »

L’homme de 39 ans de nouveau interpellé était chargé de fermer la cathédrale la veille de l’incendie. Il s’agit d’un « Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années », avait expliqué la semaine dernière le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois. Selon lui, le bénévole est « servant d’autel » et il le connaissait « depuis quatre ou cinq ans ». « J’ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs », avait-il expliqué.

Selon Pierre Sennès, « l’infraction visée dans le réquisitoire introductif du parquet est punie d’une peine de 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende ». Après l’incendie, aucune trace d’effraction n’avait été constatée mais l’enquête avait révélé l’existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Il avait fallu environ deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu qui a notamment détruit un tableau d’Hippolyte Flandrin du XIXe siècle et le grand orgue.