Coronavirus: Le culte musulman appelle au strict respect des gestes barrière pour l'Aïd

SANTE La fête de l’Aïd se déroule cette année vendredi, jour de prière

B.D. avec AFP

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Illustration:La façade de la Grande Mosquée de Paris, le 24 mai 2020.
Illustration:La façade de la Grande Mosquée de Paris, le 24 mai 2020. — A picture taken on May 24, 2020 shows the facade of the Great Mosque of Paris, on the second weekend after France eased lockdown measures taken to curb the spread of the COVID-19 pandemic, caused by the novel coronavirus. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a appelé ce samedi à un strict respect des gestes barrière à l’occasion de la fête de l’Aïd, prévue vendredi, alors que les autorités sanitaires constatent une «nette augmentation» de la circulation du Covid-19 en France.

Dans un communiqué, le CFCM fait un rappel des « mesures de vigilance et de protection » à l’approche de cette fête, comme « respecter l’obligation du port du masque et la distanciation physique », notamment pour les rassemblements et les prières collectives, « se laver les mains régulièrement » et « éviter » embrassades et poignées de mains.

« Période de rassemblements à haut risque »

« S’agissant d’une période de rassemblements à haut risque », le Conseil appelle par ailleurs « les personnes vulnérables à se protéger davantage et à ne pas se rendre aux rassemblements ». Il demande aux mosquées ne pouvant faire respecter les mesures barrière de « s’abstenir d’organiser les prières collectives de l’Aïd et du vendredi ».

Les mosquées organisant plusieurs services de prières sont invitées « à les espacer suffisamment pour éviter que les fidèles se croisent » et ces derniers sont priés d’apporter « leurs tapis individuels de prière » et d’effectuer leurs ablutions chez eux, selon le communiqué.

Appel à rendre les rassemblements « brefs »

L’Aïd el-Adha (fête du sacrifice) ou Aïd el-Kébir (grande fête) est l’une des deux grandes fêtes musulmanes avec l’Aïd el-Fitr (rupture du jeûne). Elle prévoit le sacrifice d’une bête de troupeau, un mouton généralement, à partager avec ses proches et des pauvres, en mémoire de la soumission à Dieu d’Abraham, prêt à offrir son fils et auquel fut in extremis substitué un mouton.

La fête de l’Aïd se déroulant cette année un vendredi, jour de prière, le CFCM appelle à « rendre brefs les deux rassemblements ». « De même l’acte sacrificiel ayant lieu dans les abattoirs, qui sont des potentiels "clusters", doit encourager le sacrifice par délégation, l’étalement du sacrifice sur trois jours et la livraison des sacrifices à des points plus sûrs », souligne encore le Conseil français du culte musulman.