Accident mortel sur l'A7: Une information judiciaire ouverte pour homicide et blessures involontaires

ACCIDENT Dans la Drôme, cinq enfants ont perdu la vie et quatre personnes sont grièvement blessées après une défaillance technique du véhicule

C.A. avec AFP

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Les secours interviennent sur l'autoroute A7 où un véhicule a pris feu. Cinq enfants ont perdu la vie et quatre personnes ont été grièvement blessées à hauteur d'Albon, dans la Drôme.
Les secours interviennent sur l'autoroute A7 où un véhicule a pris feu. Cinq enfants ont perdu la vie et quatre personnes ont été grièvement blessées à hauteur d'Albon, dans la Drôme. — O. Chassignole / AFP

Quatre jours après l’accident mortel qui a coûté la vie à cinq enfants sur l'autoroute A7, le parquet de Valence a requis l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour « homicide et blessures involontaires », a indiqué le procureur de la République de Valence. Lundi soir, un véhicule transportant neuf personnes d’une même famille a pris feu à hauteur d'Albon, dans la Drôme. Cinq enfants âgés de 3 à 14 ans ont trouvé la mort dans l'accident. Quatre autres membres de la famille, dont un enfant de 7 ans et deux adultes au pronostic vital engagé, sont actuellement toujours pris en charge dans des centres hospitaliers à Lyon.

« Nous avions ce schéma-là en tête dès le soir de l’accident. L’enquête va désormais se poursuivre dans la durée sous la responsabilité d’un juge d’instruction », a indiqué le procureur Alex Perrin. « On en est encore à la confirmation de l’identité des victimes et à l’enquête technique. L’expertise n’est pas terminée », a-t-il ajouté, précisant que le pronostic vital de « certaines » des quatre victimes hospitalisées est « toujours engagé ».

La casse du turbo à l’origine du drame

Dans un pré-rapport, l’expert judiciaire en mécanique a conclu à la « casse du turbo », qui a provoqué un « emballement puis l’incendie du moteur et même peut-être de l’habitacle ». Le véhicule, un monospace Renault datant de 2005, avait ensuite effectué plusieurs tonneaux. Interrogé, l'avocat de la famille originaire de Vénissieux a estimé que le constructeur automobile français « devra répondre de ses responsabilités ».