Accident mortel sur l'A7 : « Renault va devoir répondre de ses responsabilités », selon l’avocat de la famille

ACCIDENT L’accident qui a coûté la vie à cinq enfants serait dû à un dysfonctionnement du turbo du véhicule

C.A.

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Cinq enfants ont été tués et quatre blessés dans un grave accident de la route qui s'est déroulé le 20 juillet sur l'A7 près d'Albon dans la Drôme.
Cinq enfants ont été tués et quatre blessés dans un grave accident de la route qui s'est déroulé le 20 juillet sur l'A7 près d'Albon dans la Drôme. — O. Chassignole / AFP

« Renault va devoir répondre de ses actes et de ses responsabilités ». Les mots sont signés de l’avocat de la famille victime d’un dramatique accident de la route lundi soir sur l'autoroute A7. Cinq enfants âgés de 3 à 14 ans sont décédés et quatre autres membres de la famille originaire de Vénissieux, en banlieue de Lyon, sont hospitalisés dans un état très grave. Mercredi, les enquêteurs ont révélé que c’est la casse du turbo du monospace qui avait provoqué l’emballement du véhicule. Ce dernier, datant de 2005, a pris feu avant d’effectuer une sortie de route puis plusieurs tonneaux dans un champ à hauteur de la commune d’Albon.

Interrogé sur l'antenne de France Info, l’avocat de la famille, Me Nicolas Cellupica, a expliqué « qu’aucune faute humaine n’est à l’origine du drame ». Selon lui, il faudra remonter « aux responsabilités du constructeur » du véhicule. Le monospace Renault a parcouru « environ 500 mètres avec une traînée de fumée blanche » après la casse du turbo. Sans système de freinage, le conducteur aurait tenté de s’arrêter en heurtant la glissière de sécurité. « Ce que mon client a indiqué avant de perdre conscience au tout début de l’enquête correspond parfaitement à ce qui ressort », a rappelé l’avocat sur France Info.

Le contrôle technique « n’aurait rien changé »

Le conseil de la famille souhaite notamment savoir qui doit être tenu pour responsable de cet accident. « On doit mettre toutes les cartes sur la table et voir d’où vient précisément le problème et qui doit être tenu pour responsable pour ce drame et de cette évidence ».

L’enquête produite par l’escadron départemental de la Sécurité routière montre que le contrôle technique du véhicule aurait dû être effectué en mai. Un délai avait été accordé par l’Etat en raison de l’épidémie de coronavirus. Pour l’avocat, le passage au contrôle n’aurait rien changé, rappelant que le turbo « n’est pas une pièce qui est examinée ».