Chauffeur de bus tué à Bayonne : Des centaines de personnes rendent un dernier hommage à Philippe Monguillot

FUNERAILLES La mort de Philippe Monguillot, un conducteur de bus frappé parce qu’il exigeait notamment le port du masque, a suscité une vive émotion à Bayonne et partout en France

B.C.

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Les funérailles de Philippe Monguillot, le chauffeur de bus mort après avoir été agressé par des passagers à Bayonne.
Les funérailles de Philippe Monguillot, le chauffeur de bus mort après avoir été agressé par des passagers à Bayonne. — GAIZKA IROZ / AFP

Des applaudissements et le Agur Jauna, un chant traditionnel d’adieu entonné par un chœur basque. Près d’un millier de personnes se sont réunies ce lundi en début d’après-midi à l’église Sainte-Croix de Bayonne pour rendre hommage à Philippe Monguillot, ce chauffeur de bus décédé après avoir été agressé.

Le 5 juillet dernier, la victime avait voulu contrôler le ticket d’une personne et exigé le port du masque pour trois autres passagers, selon le procureur de Bayonne. Ce qui avait entraîné une pluie de coups qui l’ont grièvement blessé à la tête, avant son décès cinq jours plus tard.

Que ce soit sa famille, ses amis, mais aussi des anonymes, ils sont nombreux à avoir voulu dire un dernier adieu à cet homme de 59 ans, père de trois filles. Pour l’occasion, un écran géant a été installé à l’extérieur avec 200 places assises, de nombreuses personnes ont dû rester debout.

« Tu laisses un grand vide »

Ses nombreux collègues avaient tous revêtu un tee-shirt blanc alors que le réseau de bus Chronoplus se trouvait à l’arrêt en forme d’hommage. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a fait le déplacement et se trouvait aux côtés du maire du Bayonne Jean-René Etchegaray. « Tu laisses un grand vide », a expliqué durant la cérémonie sa femme Véronique, entourée de ses trois filles.

Deux hommes de 22 et 23 ans, déjà connus des services de police, sont en détention provisoire et risquent la réclusion criminelle à perpétuité pour « homicide volontaire sur un agent de réseau de transports publics ». Deux complices ont également été écroués pour « non-assistance à personne en danger ».