Corse : Manifestation contre les agressions sexuelles à Calvi

MOBILISATION Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « La honte change de camp », « On vous croit », ou encore « Une femme, on la respecte ».

20 Minutes avec AFP

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La citadelle de Calvi (Corse) en 2007
La citadelle de Calvi (Corse) en 2007 — STEPHAN AGOSTINI / AFP

Après des rassemblements à Bastia et Ajaccio, une centaine de personnes se sont réunies dimanche devant la sous-préfecture de Calvi pour dénoncer les violences sexuelles, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture. Dimanche devant la sous-préfecture de Calvi, près de «130 personnes étaient présentes dans une ambiance sereine», a précisé le sous-préfet Florent Farge à l'AFP.

A l'appel de «divers groupes de militantes féministes, mais aussi des femmes de tous horizons dans une démarche intergénérationnelle», les manifestants ont avancé dans les rues de la ville en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «La honte change de camp», «On vous croit», ou encore «Une femme, on la respecte».

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Depuis le début juin, des témoignages affluent sur les réseaux sociaux avec le hashtag #IwasCorsica, déclinaison insulaire de #Iwas né aux Etats-Unis le 1er juin. Le mouvement a notamment obtenu le soutien des maires d'Ajaccio, Bastia et Bonifacio, ou de Marlène Schiappa, ex-secrétaire d'Etat à l'Égalité femmes-hommes. Des représentes du mouvement ont été reçues à la préfecture, mais également au parquet de Bastia.

«Deux représentantes ont été reçues au sein de mon parquet», a déclaré à l'AFP la procureure: «Les 15 et 16 juillet, les deux jeunes femmes que nous avons reçues ont révélé les faits qu'elles disent avoir subis sur procès-verbal et ont déposé plainte. Deux enquêtes pénales ont pu être ouvertes immédiatement». Dans un communiqué, des responsables du mouvement #Iwascorsica ont toutefois regretté un message «ambigü, complexe, trouble, contradictoire, difficilement accessible» de la procureure.

Ces dernières entendent pourtant poursuivre les démarches juridiques, précisent-elles dans un communiqué: «Nous avons décidé de retenir LA chose qui nous semble primordiale: la possibilité que nous avons de saisir directement la procureure par courrier et continuerons (...) de lui transmettre les témoignages que nous recueillerons».