Le Sénat vote une enveloppe pour renouveler la flotte de vélos et de voitures des forces de l'ordre

POLICE La mesure, qui ouvre 75,3 millions d'euros de crédits supplémentaires, permettra d’acheter «dès 2020 d'environ 1.150 véhicules électriques, de 1.150 véhicules à motorisation essence» ou encore «de plus de 1.500 vélos électriques de production française»

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police à Paris, le 24 mars 2020. (illustration)
Une voiture de police à Paris, le 24 mars 2020. (illustration) — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Le Sénat à majorité de droite a voté dimanche un amendement du gouvernement au projet de loi de budget rectifié pour 2020, qui consacre 75 millions d'euros de crédits supplémentaires pour renouveler et verdir la flotte de véhicules de la police et de la gendarmerie.

La mesure, qui ouvre 75,3 millions d'euros de crédits en autorisations d'engagement (60,2 en autorisations de paiement), doit permettre l'acquisition «dès 2020 d'environ 1.150 véhicules électriques, de 1.150 véhicules à motorisation essence», mais aussi «de plus de 1.500 vélos électriques de production française».

Renouvellement de la flotte accélérée

«Ce renouvellement correspond à une hausse de 50% des plans d'équipement qui étaient prévus pour 2020», s'est félicité le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

«Ce premier renfort budgétaire qui correspond à une première tranche du plan de relance» permettra aux policiers et gendarmes «d'exercer leurs missions dans de meilleures conditions, et cela au profit d'un meilleur service public pour les citoyens», ajoute-t-il.

Le ministère de l'Intérieur est détenteur d'un parc automobile de plus de 70.000 véhicules, dont les deux tiers sont des véhicules légers. Il est constitué pour plus de la moitié de véhicules diesel.

« Dans le bon sens »

«Le parc automobile du ministère est vieillissant et, par conséquent, coûteux en raison des frais de maintenance, polluant et affecté par un taux d'immobilisation des véhicules croissant», selon l'exposé des motifs de l'amendement.

Le rapporteur général Albéric de Montgolfier (LR) a jugé que le geste du gouvernement «sans doute insuffisant, va dans le bons sens», tandis que Nathalie Goulet (centriste) saluait «un investissement bien placé pour nos forces de sécurité».