Gérald Darmanin, en visite à Bayonne, promet des mesures « pour les chauffeurs de toute la France »

SECURITE Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin était en visite à Bayonne samedi après l’annonce du décès du chauffeur de bus décédé après avoir été roué de coups

B.Ch. avec AFP

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Gerald DARMANIN
Gerald DARMANIN — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est arrivé samedi en début d’après-midi à Bayonne où il a promis à la famille du chauffeur de bus roué de coups et décédé, des mesures « pour les chauffeurs de toute la France », selon la fille de la victime Philippe Monguillot, Marie, 18 ans. « Il nous à dit qu’il était désolé de la situation, que le gouvernement nous avait entendu », a poursuivi Marie Monguillot, en évoquant cet entretien qui a duré 30 à 45 minutes, « un soutien supplémentaire, une force en plus », selon elle.

Le ministre est ensuite arrivé, sans faire de déclarations, à la mairie de la cité basque où il devait s’entretenir avec les élus puis se réunir avec les représentants de l’Etat, avant de rencontrer les conducteurs, qui ont exprimé leur colère et indignation en usant de leur droit de retrait depuis lundi dernier. Ils doivent reprendre le travail lundi « dans des conditions de sécurité renforcées », selon l’opérateur de transports Keolis.

« Nous avons décidé de le laisser partir »

La famille de Philippe Monguillot avait annoncé vendredi soir le décès du chauffeur de 59 ans, en état de mort cérébrale depuis son agression. « Nous avons décidé de le laisser partir. Les médecins étaient pour et nous aussi », avait annoncé sa fille Marie.

Ce père de deux autres filles de 21 et 24 ans a été victime d’une agression « d’une extrême violence », roué de coups et grièvement blessé à la tête, alors qu’il voulait contrôler le ticket d’une personne et exigeait le port du masque pour trois autres passagers, selon le parquet de Bayonne.

Agés de 22 et 23 ans et connus des services de police, deux hommes se trouvent en détention provisoire, mis en examen pour « tentative d’homicide volontaire », une incrimination qui doit être requalifiée en « homicide volontaire sur un agent de réseau de transports publics » à la demande du parquet. Deux complices trentenaires ont également été écroués cette semaine pour « non assistance à personne en danger ».

Pression politique

A l’annonce de son décès, les appels à des sanctions plus sévères se sont succédé dans les rangs de la droite, le député LR Eric Ciotti réclamant « de lourdes sanctions envers (les) meurtriers » tout comme le maire LR de Nice, Christian Estrosi, pour qui « cet acte barbare appelle les sanctions les plus sévères ».

En réponse, le gouvernement a promis la fermeté par la voix de son Premier ministre : « La justice punira les auteurs de ce crime abject », a assuré Jean Castex vendredi sur twitter.