Briançon : Sa mère dénonce son trafic de stupéfiants, il finit en prison

FAMILLE SHAKESPEARIENNE Les histoires de famille finissent mal, en général

J.-L.D.

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Illustration d'une patrouille de police, ici à Rennes.
Illustration d'une patrouille de police, ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

« C’est ma propre mère qui m’a livré aux flics, c’est du jamais vu dans l’histoire du trafic de stupéfiants », s’est presque étranglé le prévenu à son procès. On dirait du Shakespeare ou une tragédie grecque, à la limite un bon vieux Les Frères Scott, mais la scène se déroule à Briançon ( Hautes Alpes).

La police a découvert à son domicile cinq kilos de résine en plaquette, une centaine de grammes en barrette, 100 grammes d’herbe de cannabis, énumèrent nos collègues du Dauphiné Libéré. Une découverte rendue possible grâce à la mère du prévenu, qui a appelé elle-même les forces de l’ordre jeudi 9 juillet pour les alerter qu’elle avait découvert des stupéfiants dans la chambre de son fils, au quartier des Toulouzannes à Briançon.

« Je ne suis pas très malin »

Les stocks trouvés sur place laissent peu de place au doute. L’homme fait du trafic, et pas à moitié. A son procès, dès le lendemain le vendredi 10, il ne niera d’ailleurs pas. « Jamais en dessous de 100 grammes ». L’homme de 35 ans est alors jugé en comparution immédiate pour trafic de stupéfiants, rébellion et incitation à la rébellion, puisqu’il s’est opposé à son arrestation et a blessé l’un des policiers. Il concède : « Je ne suis pas très malin, je me suis fait attraper avec ma première marchandise. Je n’ai pas encore vendu. »

Un aveu qui ne l’empêche pas d’être reconnu coupable par le tribunal et condamné à quatre ans de prison ferme, dont deux ans assortis d’un sursis probatoire. Il a obligation de fixer sa résidence, de trouver un travail, de se soigner et d’indemniser les trois policiers pour cette arrestation houleuse.