Loire-Atlantique : Le département accorde à la SNSM une subvention de plus d’un million d’euros sur cinq ans

BUDGET Cela tombe bien, la SNSM était en train de renouveler toute sa flotte de navires vieillissants pour acquérir des navires de sauvetage très modernes

David Phelippeau

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Illustration d'une embarcation de la SNSM.
Illustration d'une embarcation de la SNSM. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

La SNSM et la Loire-Atlantique ont signé ce vendredi une convention pluriannuelle sur cinq ans engageant le département à verser une subvention de 1,265 million d’euros qui doit permettre à la Société nationale de sauvetage en mer de renouveler sa flotte.

« Les subventions des départements sont votées à l’année. Donc on est toujours contraint en France avec cette annualité budgétaire qui ne permet pas d’avoir des investissements lourds et de construire des projets importants comme les nôtres », a expliqué le président de la SNSM, Emmanuel de Oliveira, se réjouissant que la somme soit allouée sur cinq ans.

Achat d’un navire tout neuf au Croisic notamment

L’argent contribuera à l’achat d’un navire neuf pour remplacer le canot tous temps de la SNSM au Croisic, en Loire-Atlantique, d’ici 2023, mais aussi à fournir à cette station un nouveau bateau semi-rigide, complémentaire du canot tous temps, début 2022 ou encore à rénover les infrastructures vieillissantes de l’association.

La logique de cette convention pluriannuelle est de donner « une sécurité financière dans le temps long pour la SNSM », selon le président du département de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet. « Nous souhaiterions que tous les départements passent une convention pluriannuelle du même type avec nous », a indiqué Emmanuel de Oliveira, rappelant que son association était financée par l’Etat, les collectivités territoriales et les dons de particuliers.

Il a expliqué que la SNSM était en train de renouveler « toute sa flotte de navires vieillissants pour acquérir des navires de sauvetage très modernes », ce qui représente un budget de 100 millions d’euros sur dix ans pour 140 navires à renouveler.