Violences à Dijon : « Vous êtes au cœur du pacte républicain », lance Castex aux policiers

SOUTIEN Le nouveau Premier ministre a également apporté son soutien au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin

20 Minutes avec AFP

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Jean Castex lors de sa première visite auprès des policiers, à La Courneuve, le 5 juillet (illustration).
Jean Castex lors de sa première visite auprès des policiers, à La Courneuve, le 5 juillet (illustration). — AFP

Deuxième déplacement auprès des policiers depuis sa nomination samedi dernier. Le Premier ministre, Jean Castex, a exprimé ce vendredi à Dijon son soutien aux forces de sécurité, « au cœur du pacte républicain et démocratique », et à son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui l’accompagne dans ce déplacement.

« Dans cette société rongée par des tendances inadmissibles, vous êtes au cœur du pacte républicain et démocratique que plus que jamais l’Etat a bien l’intention de défendre avec la détermination qui s’applique aux causes les plus essentielles de notre démocratie », a souligné le chef du gouvernement dans une brève allocution après une visite à l’hôtel de police.

« Je suis venu vous dire le total engagement, la totale détermination du président de la République, du gouvernement de la République, à défendre celles et ceux qui sont agressés, au premier rang desquels les femmes et les hommes dont c’est la mission d’assurer la protection des autres et de la société », a-t-il insisté.

« Des comportements inadmissibles »

Les violences dans le quartier dijonnais des Grésilles et à Chenôve, en proche banlieue dijonnaise, avaient eu lieu du 12 au 15 juin après une série d’actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène qui voulaient se venger de l’agression d’un adolescent qu’ils imputaient à des dealers des Grésilles.

Le chef du gouvernement s’est dit « scandalisé » par « des comportements inadmissibles » à Dijon, où il a fait le déplacement « pour soutenir l’action et le combat contre toute forme de violence, toute forme de communautarisme qui porterait atteinte aux valeurs de la République ».

« Grande fermeté »

« Le gouvernement de la République que j’ai désormais l’honneur de représenter ne tolérera jamais ce genre de comportements ultra-violents » et « c’est un message, je l’assume et le revendique, de grande fermeté que je suis venu porter ici », a-t-il encore martelé à la mi-journée après s’être entretenu avec des habitants dans le quartier des Grésilles, aux côtés du maire de Dijon François Rebsamen, puis une visite à l’hôtel de ville.

Le Premier ministre a également évoqué le prochain « plan de relance particulièrement ambitieux » qu’il va mettre en place « dans la concertation », en soulignant qu'« il y a dans tout cela une forte cohérence, c’est le ciment républicain ». « Si l’ordre public se délite, si la laïcité est mise à mal, si la vie quotidienne de nos concitoyens ne perçoit pas l’action de l’État et du service public, la République se portera mal et nous sommes là pour qu’elle se porte mieux », a-t-il insisté.

Soutien à Gérald Darmanin

Le Premier ministre a aussi apporté une nouvelle fois son soutien au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, sous le feu des critiques des associations féministes, qui « bénéficie de toute notre confiance pour exercer cette haute fonction ».

Le ministre « mettra toute son intelligence, toute sa détermination et j’allais dire toute l’affection qu’il portera à l’ensemble des femmes, des hommes qui composent le service public que vous représentez, non seulement pour le défendre mais pour accroître encore ses capacités d’action », a assuré le chef du gouvernement.

Des rassemblements féministes sont annoncés vendredi dans plusieurs villes de France contre le remaniement gouvernemental après les nominations de Gérald Darmanin, accusé de viol, au ministère de l’Intérieur, et d’Eric Dupond-Moretti, très critique envers le mouvement #MeToo, à la Justice.