Violences à Dijon : Cinq nouvelles interpellations, près d’un mois après les faits

ENQUETE Cinq autres personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur les violences à Dijon du 12 au 15 juin

20 Minutes avec AFP

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L'hôtel de police de Dijon, le 16 juin 2020.
L'hôtel de police de Dijon, le 16 juin 2020. — JC Tardivon / Sipa

L’enquête se poursuit, près d’un mois après les violences qui ont marqué le quartier des Grésilles, à Dijon, et Chenôve, en proche banlieue, du 12 au 15 juin. Cinq autres personnes ont été interpellées, indique ce jeudi l’AFP. Quatre d’entre elles ont été placées en garde à vue.

Ces arrestations s’ajoutent aux onze personnes déjà condamnées fin juin pour trafic de stupéfiants ou « délit de participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage ». Dans la même enquête, deux autres personnes ont été mises en examen le 2 juillet, notamment pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des violences aggravées ». Ces deux personnes ont été placées sous contrôle judiciaire.

Une affaire de vengeance

La totalité des interpellations ont été effectuées lors ou à la suite d’opérations de recherches d’armes. Les violences avaient eu lieu mi-juin après une série d’actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène, qui voulaient se venger de l’agression d’un adolescent qu’ils imputent à des dealers des Grésilles.

Dans l’enquête concernant ces faits, six Tchétchènes ont été interpellés le jeudi 18 juin. Deux ont été mis hors de cause. Les quatre autres ont été mis en examen, dont trois placés en détention provisoire. Le quatrième suspect est resté libre sous contrôle judiciaire.