Coronavirus en Auvergne Rhône-Alpes : « Il y a encore des clusters actifs et des situations préoccupantes », note l’ARS

EPIDEMIE Malgré la baisse constante des hospitalisations, des admissions en réanimation et des décès, le coronavirus circule toujours dans la région. D’où l’importance de ne pas oublier les gestes barrière, rappelle l’ARS

Elisa Frisullo

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Il existe deux tests de dépistage du Covid-19 : le test PCR (photo) et le test sérologique.
Il existe deux tests de dépistage du Covid-19 : le test PCR (photo) et le test sérologique. — Allili Mourad
  • Le virus circule toujours dans la région.
  • Pour preuve selon l’ARS, des clusters actifs sont toujours enregistrés.
  • Parmi eux, trois situations préoccupent les autorités.

Les indicateurs sont rassurants depuis des semaines. Et pourtant, le coronavirus ne peut pas être relégué au rang des mauvais souvenirs. En Auvergne Rhône-Alpes, l’Agence régionale de santé observe toujours des signes démontrant la présence du Covid-19 sur le territoire. « Le nombre de décès, les hospitalisations et les admissions en réanimation sont toujours en baisse. Mais il y a encore des clusters actifs et des situations préoccupantes qui montrent que le virus circule toujours », indique à 20 Minutes Anne-Sophie Ronnaux-Baron, responsable du pôle régional de veille sanitaire à l’ARS.

Dans la région, neuf foyers épidémiques étaient recensés jeudi matin, dont trois jugés préoccupants par les autorités. « Ce sont ceux qui ont un niveau de criticité élevée », ajoute la médecin. Des clusters plus difficiles à maîtriser donc, en raison de la multitude de cas contact à retrouver et/ou de la difficulté à faire réaliser les tests de dépistage et respecter la « quatorzaine » nécessaire en cas de soupçons pour éviter la propagation du virus.

Des dépistages pas toujours réalisés

Dans l’Allier et le Puy-de-Dôme, un important cluster est en cours dans la communauté des gens du voyage. « Cela fait suite à des rassemblements festifs », ajoute Anne-Sophie Ronnaux-Baron. Sur les deux départements, 23 cas positifs ont été confirmés et 426 cas contacts identifiés par les autorités. Pour les trois quarts de ces personnes, les tests réalisés se sont révélés négatifs. Mais le cluster n’est pas pour autant sous contrôle puisque pour le quart restant, les doutes risquent de ne pas être levés. « Nous pensons que ces personnes ne se feront pas dépister. C’est vivement recommandé mais nous ne pouvons pas l’imposer », rappelle l’ARS.

Entre le Rhône et l’Ain, une autre situation alerte. Depuis le 16 juin, 21 cas de coronavirus ont été enregistrés après un vol en avion. L’un des passagers a été testé positif au Covid peu après son retour dans la région. Les dépistages réalisés par la suite auprès de ses proches ont confirmé que le virus avait circulé, dans sa famille principalement. Selon l’ARS, le masque étant obligatoire lors des vols, le risque de propagation à d’autres passagers est suffisamment faible pour ne pas avoir nécessité de dépistage massif. Dans l’Ain, enfin, un autre cluster est suivi de près. Après un rassemblement familial, seize cas de Covid sont apparus au sein de trois familles.

Un relâchement dans le respect des gestes barrière

« Les clusters sont souvent intrafamiliaux et liés à des rassemblements. En cette période de vacances, il est indispensable de rappeler qu’il faut respecter les gestes barrières », ajoute la médecin. « Il faut se nettoyer les mains régulièrement, respecter une distance d’au moins un mètre avec les autres, ne pas faire la bise, ne pas serrer la main, et porter un masque dans les lieux confinés où l’on sait qu’il y a une grande promiscuité », répète-t-elle, notant un relâchement du public.