Notre-Dame de Paris : « Un large consensus » pour reconstruire la flèche « à l’identique » selon Roselyne Bachelot

CHANTIER La nouvelle ministre de la Culture a affirmé qu’un « large consensus » existait autour de la reconstruction « à l’identique » de la flèche de Notre-Dame de Paris, ravagée par l’incendie du 15 avril 2019

20 Minutes avec AFP

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Notre-Dame de Paris et sa flèche le 3 avril 2019, 12 jours avant l'incendie qui a ravagé la cathédrale.
Notre-Dame de Paris et sa flèche le 3 avril 2019, 12 jours avant l'incendie qui a ravagé la cathédrale. — Philippe Lopez / AFP

C’est ce jeudi que la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA) doit évoquer les modalités de reconstruction de Notre-Dame de Paris, en partie ravagée par un incendie le 15 avril 2019. En début de matinée sur France Inter, Roselyne Bachelot a déclaré « qu’un large consensus se dégage dans l’opinion publique et [chez] les décideurs – puisque à la fin, ce sera, je pense, le président de la République qui va trancher – pour la reconstruction à l’identique ».

La nouvelle ministre de la Culture a ajouté qu’elle irait ce jeudi après-midi « saluer la structure qui s’occupe de ce dossier, qui va rendre ses conclusions ». La CNPA réunit des élus, des experts et les architectes du chantier. Elle doit examiner trois dossiers : la charpente, le toit et la flèche.

La question d’une reconstruction à l’identique de cette dernière structure, selon les plans détaillés laissés par l’architecte Viollet-le-Duc, ou à l’inverse en incluant un geste architectural contemporain, comme évoqué par l’exécutif peu de temps après l’incendie géant, fait débat depuis des mois.

L’architecte en chef également favorable à une reconstruction à l’identique

L’architecte en chef Philippe Villeneuve, meilleur connaisseur de la cathédrale, est nettement hostile à cette deuxième option, qui prendrait en outre bien plus de temps.

Repoussé en raison du confinement, le délicat démontage de l’échafaudage qui entoure Notre-Dame, déformé et soudé par la chaleur de l’incendie, sera achevé « au plus tard fin septembre », a assuré il y a une semaine le général Jean-Louis Georgelin, président de l’Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale.

Ce démontage conditionne la possibilité de démarrer la restauration proprement dite de Notre-Dame, que le président Macron souhaite voir reconstruite dans un délai de cinq ans.