Gouvernement Castex : Gérald Darmanin assure son soutien total aux policiers

REMANIEMENT Lors de la passation de pouvoir, une vingtaine de féministes rassemblées près du ministère de l'Intérieur ont scandé les slogans « Darmanin démission » et « Darmanin violeur »

20 Minutes avec AFP

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Gérald Darmanin lors de la passation de pouvoir
Gérald Darmanin lors de la passation de pouvoir — Thibault Camus/AP/SIPA

Le nouveau ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a tenu à rassurer les membres des forces de l’ordre dans son discours de passation de pouvoir : « Qu’ils soient assurés de mon soutien total. Qu’ils ne doutent jamais que je serai toujours le premier d’entre eux », a-t-il déclaré. « Je défendrai tout ce qui peut être défendu, je soutiendrai tout ce qui peut être soutenu, a ajouté le ministre évoquant un ministère du « refuge » et de « l’exemple ».

« Le ministère de l’Intérieur est celui de la protection des Français », a-t-il complété. Il « est le premier des ministères sociaux car quand il n’y a pas d’ordre républicain, ce sont les plus faibles d’entre nous qui trinquent », a affirmé Gérald Darmanin, aux côtés de la nouvelle ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa.

Christophe Castaner fier de son bilan

S’il a rappelé l’importance de « la liberté de conscience et de croyance », il a aussi affirmé que « la foi, jamais ne doit être au-dessus de la loi. Nous devons être intraitables avec ce que le président de la République a qualifié de séparatisme » et « lutter de toutes nos forces contre l’islamisme politique qui attaque la République ».

Christophe Castaner qui quitte au bout d’une vingtaine de mois la place Beauvau, a fait part de sa « fierté », notamment des chantiers engagés, le schéma national du maintien de l’ordre, le livre Blanc sur la sécurité intérieure et le combat contre les violences sexuelles et sexistes.

Colère des féministes

Non loin de là, une vingtaine de militantes féministes se sont rassemblées mardi près du ministère de l’Intérieur, scandant « Darmanin démission » et « Darmanin violeur » pendant la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics dans le gouvernement précédent.

Le nouveau locataire de la place Beauvau a été mis en cause par deux femmes début 2018, l’une pour viol, l’autre pour abus de faiblesse, des accusations qu’il réfute. Si l’enquête se poursuit pour la première, le parquet a rendu un non-lieu concernant la seconde.

« Un violeur à l’Intérieur, un complice à la Justice »

Descendant la rue avec des fumigènes et des pancartes « Darmanin à l’Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes », ces militantes ont été rapidement stoppées par les forces de l’ordre qui quadrillaient le quartier, également proche de l’Elysée.

Postées à quelques mètres de la Place Beauvau, elles ont chanté « Un violeur à l’Intérieur, un complice à la Justice », en référence au nouveau garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, à qui elles reprochent « un désintérêt et des attaques » contre les prises de paroles de femmes victimes de violences.

L’entourage du Président a fait savoir lundi soir que cette plainte ne constituait « pas un obstacle » à sa nomination en tant que ministre de l’Intérieur, ce qui a déclenché la « colère » des féministes.