Bretagne : Trois militants en garde à vue pour avoir décroché le portrait d’Emmanuel Macron

ACTION Les faits s'étaient déroulés en mars 2019 dans la mairie de Betton, près de Rennes

Camille Allain

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Des militants écologistes décrochent un portrait d'Emmanuel Macron dans une mairie en mars 2019. Ici à Saint-Sébastien-sur-Loire, en Loire-Atlantique.
Des militants écologistes décrochent un portrait d'Emmanuel Macron dans une mairie en mars 2019. Ici à Saint-Sébastien-sur-Loire, en Loire-Atlantique. — S. Salom Gomis / SIPA

Trois militants écologistes ont été placés en garde à vue lundi par la gendarmerie de Betton. Les enquêteurs leur reprochent d’avoir décroché le portrait d’Emmanuel Macron des murs de la mairie de la commune située au nord de Rennes (Ille-et-Vilaine). D’après l’association Action Non-Violente COP21 à laquelle ils appartiennent, deux militants ont également vu leur domicile être perquisitionnés lundi matin.

A l’issue de leur garde à vue, deux personnes ont reçu une composition pénale pour vol en réunion. Ils seront jugés le 15 octobre. La troisième personne a été laissée libre.

D’après l’association Action Non-Violente COP21, 149 portraits du président de la République ont été enlevés dans le cadre d’une opération baptisée #SortonsMacron lancée début 2019. Les militants entendent ainsi « symboliser l’absence de mesures ambitieuses pour la justice sociale et climatique du gouvernement français ». Plusieurs dizaines de militants ont été placés en garde à vue​ à la suite de ces actions.