Rennes : En difficulté, le groupe Technicolor veut se séparer de 110 salariés

SOCIAL La division Recherche et Développement du site rennais va être touchée par un plan social

J.G. avec AFP

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Le groupe Technicolor emploie 283 personnes sur son site de Cesson-Sévigné près de Rennes.
Le groupe Technicolor emploie 283 personnes sur son site de Cesson-Sévigné près de Rennes. — Franck Perry / AFP

Mauvaise nouvelle sur le front de l’emploi dans la métropole rennaise. Le spécialiste français des technologies de l’image Technicolor s’apprête à mettre en place un plan social qui pourrait aboutir à la suppression de 110 emplois d’ici la fin de l’année sur le site de Cesson-Sévigné près de Rennes. « Après avoir cédé sa division brevets en 2018 (-50 salariés), puis sa division Recherche et innovation en 2019 (-180 salariés), Technicolor s’apprête à sacrifier ses équipes françaises de Recherche et Développement de la division maison connectée », indique l’intersyndicale et les élus du CSE.

« Après avoir demandé des réductions de rémunération pendant le confinement, la direction de Technicolor surenchérit : 110 postes sur un effectif de 283 sont aujourd’hui visés par un plan de licenciement annoncé le 2 juillet ! », ajoute le communiqué. Interrogée, la direction a confirmé ce projet « d’évolution de l’organisation qui aurait pour conséquence la suppression de 110 postes, à l’horizon de la fin d’année 2020 ».

Le marché des décodeurs en pleine évolution

La direction de l’entreprise explique ces coupes dans les effectifs par des « transformations profondes et structurelles » dans le marché de la conception et de la fourniture des décodeurs numériques, « avec la baisse du recours à la télévision traditionnelle et l’apparition de nouveaux usages de consommation de la vidéo avec le streaming et la VOD qui se substituent à l’usage des décodeurs traditionnels ».

A cette évolution du marché s’ajoute l’émergence de nouveaux entrants notamment asiatiques, « dont les structures de coûts leur permettent de pratiquer des prix bien inférieurs à ceux des acteurs traditionnels », avec comme conséquence « une chute de 25 % du marché (en valeur) de la conception et de la fourniture des décodeurs numériques entre 2017 et 2020 ».

Aussi, en France, la Division R & D du site de Rennes, spécialisée sur ce type de décodeurs traditionnels, « voit depuis plusieurs années le volume de ses activités baisser et sa compétitivité diminuer ».