Notre-Dame de Paris : Le démontage de l’échafaudage sera achevé « avant fin septembre »

RECONSTRUCTION Le démontage de cet échafaudage a débuté le 8 juin. Il avait résisté à l’effondrement de la flèche de la cathédrale du 15 avril 2019

Béatrice Colin

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La cathédrale Notre Dame le 8 juin dernier.
La cathédrale Notre Dame le 8 juin dernier. — THIBAULT CAMUS/AP/SIPA

« J’ai tout lieu d’espérer, de croire que ce démontage sera fini au plus tard fin septembre ». C’est ce qu’a indiqué ce jeudi le général Jean-Louis Georgelin, le « Monsieur reconstruction Notre-Dame », à propos des travaux d’enlèvement de cette structure qui avait résisté à l’effondrement de la flèche de la cathédrale le 15 avril 2019.

Ce démontage conditionne en effet la possibilité de démarrer la restauration de Notre-Dame de Paris et la réouverture de la cathédrale au grand public dans les délais fixés à avril 2024.

Le démontage de cet échafaudage a débuté le 8 juin. « On ne peut avoir simultanément plus de quatre cordistes » qui découpent les barres de métal avec ses scies-sabres, tandis que « quatre autres personnes surveillent » cette opération délicate a-t-il décrit, précisant qu’il s’agissait d’un travail « lent ».

Si la réouverture en avril 2024 au culte et aux touristes, cinq ans seulement après l’incendie, n’est pas remise en question, pour Jean-Louis Georgelin cette échéance ne signifie pas « la fin du chantier pour les abords ».

Il a par ailleurs indiqué qu’un début du déblaiement de voûtes avait montré qu’elles semblaient « à peu près solides et en bon état ». « Nous allons lancer dans les prochains jours l’importante opération de consolidation intérieure des voûtes par échafaudage et cintrage », a-t-il ajouté, précisant qu'« une première campagne de nettoyage complet des sols doit débuter dans le courant de l’été, qui permettra de faire baisser le niveau de plomb et de faciliter les conditions de travail futur ».

Et de tenter de rassurer : « La cathédrale n’est plus émettrice de plomb vers l’extérieur, et aucune plombémie anormale n’a été relevée chez les compagnons ».

Le montage de l’échafaudage pour la dépose du grand orgue de 8.000 tuyaux va aussi bientôt débuter. Cette opération aura lieu à l’automne.

Une réunion de la commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA) qui réunira des élus, experts et les architectes du chantier, dont les avis sont purement consultatifs, doit avoir lieu le 9 juillet. Cette consultation se fera sur la « base des études des restaurations réalisées par la maîtrise d’œuvre : un travail volumineux qui présentera des réflexions sur ce que pourrait être la restauration », a expliqué Jean-Louis Georgelin