Coronavirus : Dix semaines de stock de masques demandées aux entreprises en cas de deuxième vague

AU CAS OU Le gouvernement va demander aux entreprises de prévoir de quoi protéger leurs salariés en cas de deuxième vague de Covid-19

20 Minutes avec AFP

— 

Un manutentionnaire portant un masque dans une plateforme  logistique de grande surface.
Un manutentionnaire portant un masque dans une plateforme logistique de grande surface. — Jacques Witt/SIPA

L’Etat doit avoir des stocks stratégiques en cas de crise sanitaire. Les entreprises pourraient à l’avenir avoir aussi la leur. Le gouvernement va en effet demander aux sociétés de se doter de dix semaines de stocks de masques pour leurs salariés.

Un moyen de se prémunir face au risque d’une deuxième vague de l’épidémie de  Covid-19 a expliqué mercredi la secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher.

« Nous préparons la rentrée et il y a un risque de re-circulation du virus (…), et nous demanderons aux entreprises de prévoir 10 semaines de stocks de masques, avec un petit rappel au fait que nous avons désormais des producteurs français, et pour les masques chirurgicaux, et pour les masques dits grand public c’est-à-dire en textile réutilisable », a-t-elle déclaré lors d’une audition par la délégation aux entreprises du Sénat.

Privilégier le made in France

« Une note » en ce sens doit être cosignée par ses collègues du gouvernement, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le ministre de la Santé Olivier Véran. Agnès Pannier-Runacher a indiqué qu’il serait bon de privilégier désormais les entreprises françaises ayant reconverti leur production pour fournir des masques au plus fort de la crise et qui ont désormais du mal à écouler leurs stocks.

Avant d’ajouter : « Si cette production ne s’était pas mise en place, beaucoup d’entreprises auraient déposé le bilan. Cette production a sauvé des milliers d’emplois et des centaines d’entreprises ».

Des entreprises se retrouvent avec des stocks colossaux de masques à usage unique fabriqués « sans avoir de contrat ». « On est en train de travailler pour aider, mais je dirais qu’il est quand même d’usage de fabriquer en ayant des commandes », a-t-elle critiqué. Pointant par ailleurs la « responsabilité » de collectivités locales, « dont certaines ont annulé des commandes », mettant les producteurs de masques en difficulté.