Les gendarmes du Lot (et d’ailleurs) enquêtent sur de curieux ronds verts

RONDEMENT MENÉ Ces ronds tracés à la peinture verte dans l'Ouest de la France et en Occitanie seraient le résultat d'un appel lancé sur Facebook par un complotiste présumé

20 Minutes avec AFP

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Une bombe de peinture verte. Illustration.
Une bombe de peinture verte. Illustration. — Felix Lichtenfeld - PixaBay

« Le commanditaire est connu », mais ce sont les exécutants que pistent les gendarmes. Les militaires du Lot ont confirmé ce mercredi qu’ils enquêtent sur les curieux ronds verts tagués sur « des routes, ouvrages d’art et bâtiment ».

Le phénomène est apparu dans l’ouest de la France la semaine dernière, il s’est propagé depuis à la Corrèze, à la Dordogne, à l’Aveyron, au Tarn-et-Garonne et à Gaillac dans le Tarn. D’autres enquêtes sont d’ailleurs ouvertes dans d’autres départements pour « dégradations par inscriptions, signes ou dessins » à la suite de plaintes déposées par des collectivités ou des particuliers.

Un complotiste à l’origine de ces dessins

Et si les auteurs des tags sont activement recherchés, le mystère semble levé sur l’homme qui a suscité ces gros pois verts. L’initiative vient d'Eric-Régis Fiorile, qui se présente comme le chef de file du groupe baptisé « Conseil national de Transition » et a lancé son appel sur Facebook le 27 juin, le but étant d’établir « la souveraineté du ou des peuples sur les politiciens ».

Cet homme, considéré comme proche des milieux complotistes et a déjà invité les Français à « marcher pacifiquement sur l’Elysée » le 14 juillet 2015, se présente comme l’inventeur de la «Démosophie», un modèle de société anti-oligarchie. Il appelle notamment ceux qui en ont « marre des mierdas » ou « marre du confinement » à tracer les fameux cercles verts.

Dans le Tarn-et-Garonne, où les autorités ont recensé 188 ronds verts sur des édifices publics, commerces et écoles, l'enquête pilotée par la compagnie de Montauban a permis l'interpellation d'un homme de 42 ans et l'identification de trois autres qui seront prochainement entendus

Les adeptes du pinceau ou de la bombe risquent une amende pouvant aller jusqu’à 3.750 euros d’amende (article 322-1 du Code pénal) .