Coronavirus : Véran annonce une campagne de tests en Ile-de-France pour identifier des « clusters dormants »

DEPISTAGE Les personnes concernées, environ 1,3 million de Franciliens, vont recevoir un bon de l’Assurance-maladie

20 Minutes avec AFP

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Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, le 17 juin 2020 à l'Elysée.
Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, le 17 juin 2020 à l'Elysée. — Stephane Lemouton -POOL/SIPA

La France poursuit sa politique de tests à grande échelle. Olivier Véran a annoncé ce jeudi une campagne de tests virologiques (le test du coton-tige, ou écouvillon) « très grande ampleur » pour détecter les éventuels foyers de contamination. Trente communes d’ Ile-de-France devraient notamment en bénéficier, a précisé le ministre de la Santé.

« Près de 1,3 million de personnes vivant dans 30 communes d’Ile-de-France vont ainsi recevoir des "bons" de l’Assurance-maladie leur proposant d’aller faire un test virologique dans n’importe quel laboratoire public ou privé, même s’ils n’ont pas de symptômes », détaille-t-il dans une interview au Monde. L’objectif est « d’identifier les éventuels clusters dormants ».

Si le test est concluant, il sera étendu

Cette « campagne de très grande ampleur qui s’adresse à tous les habitants » va cibler « des territoires à proximité de clusters identifiés où (…) il y a du réservoir viral, avec des personnes asymptomatiques, qui peuvent transmettre le virus sans le savoir », expose-t-il. « On est pour l’instant au stade de l’expérimentation pour regarder si cela correspond à un souhait des Français. Cette expérimentation pourra ensuite être étendue à d’autres régions » de France, ajoute encore Olivier Véran.

Quatre régions (Ile-de-France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France) regroupent 74 % des patients hospitalisés en réanimation en raison du Covid-19. Seuls 11 décès supplémentaires ont été rapportés mercredi par la direction générale de la Santé (DGS).

Le ministre de la Santé estime que « le pic de mars-avril est derrière nous mais nous n’en avons pas terminé avec le virus ». « Il faut éviter les grands rassemblements et les comportements à risque », insiste-t-il, alors que la Fête de la musique, dimanche, a été marquée par des scènes de liesse collective sans gestes barrières ni masques.