Elisabeth Borne est favorable aux 110 km/h sur l’autoroute

REGLEMENTATION La ministre de la Transition écologique soutient l’éventuelle mesure « à titre personnel », mais elle précise ne pas faire partie des personnes les plus concernées par la question au quotidien

20 Minutes avec agence

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Elisabeth Borne, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire a confirmé ce vendredi que l'Etat viendrait en aide à la SNCF.
Elisabeth Borne, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire a confirmé ce vendredi que l'Etat viendrait en aide à la SNCF. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Elisabeth Borne a déclaré ce lundi être favorable, « à titre personnel », à l’abaissement à 110 km/h de la vitesse limite autorisée sur les autoroutes de France. La ministre de la Transition écologique et solidaire intervenait sur le plateau de BFMTV et RMC et a ensuite tempéré ses propos en expliquant ne pas être particulièrement affectée par un éventuel changement de réglementation.

« Je pense que c’est important, sur des sujets comme cela, de vérifier qu’il y a bien une adhésion des Français et de ceux qui sont directement concernés, a-t-elle estimé. […] Moi je prends pas tous les matins ma voiture pour faire 30 kilomètres aller et retour sur autoroute ». La prise de position de la femme politique intervient au moment où une revue à la baisse de la limitation de vitesse sur différents types de routes est envisagée à l’échelle nationale ou locale pour réduire la pollution et lutter contre le réchauffement climatique.

Décision soumise au référendum ?

La diminution de 20 km/h de la limite de vitesse à ne pas dépasser sur autoroute fait d’ailleurs partie des propositions avancées par les 150 auteurs de la Convention citoyenne pour le climat​. Emmanuel Macron a prévu de recevoir ces derniers le 29 juin prochain. Le président de la République avait précédemment indiqué envisager de soumettre à un référendum national certaines des mesures imaginées par les membres de la convention.

« Ces restrictions de vitesse ont trait à l’écologie, à la Sécurité routière, aux rapports qu’ont les Français […] à leurs libertés, ce sont des beaux sujets de démocratie », a de son côté commenté Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat aux Transports, invité à se prononcer sur le sujet ce lundi.