Coronavirus à Nîmes : La feria des Vendanges aura-t-elle lieu comme prévu en septembre ?

FETE La ville indique qu'elle y travaille, en imaginant également des scénarios alternatifs

Nicolas Bonzom

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Lors d'une feria des Vendanges, à Nîmes (Archives)
Lors d'une feria des Vendanges, à Nîmes (Archives) — FRANCK LODI/SIPA

Au début du mois d’avril, tandis que la France était confinée, la décision de la mairie de Nîmes(Gard) n’avait pas vraiment surpris les aficionados : prévue du 28 mai au 1er juin, la traditionnelle feria de Pentecôte, qui enflamme chaque année les rues de la cité gallo-romaine, était annulée. Le Covid-19 a eu raison de cette fête, où la promiscuité est partout : dans les rues, dans les bodegas, dans les arènes.

« Cela paraît très compliqué d’imaginer réunir des dizaines de milliers de spectateurs dans les arènes et plusieurs centaines de milliers de festaïres dans les rues », déplorait alors Jean-Paul Fournier (LR), le maire de Nîmes, candidat à sa succession. Désormais, tous les espoirs des fêtards sont tournés vers la feria des Vendanges, l’autre feria de Nîmes, prévue du 17 au 20 septembre. Mais pourra-t-elle vraiment avoir lieu ?

« Nîmes ne peut pas se permettre une année sans feria »

Gaëlle, une Nîmoise, fan de la première heure de la feria, l’espère de tout cœur. Surtout, dit-elle, que cette édition, contrairement à celle de la Pentecôte où les touristes affluent, est « assez locale. Il y a moins de risque d’importations de cas ». « Il faut que cette édition ait lieu, c’est vital pour la ville, pour les commerçants, confie Maeva, une autre amatrice de l’événement. Nîmes ne peut pas se permettre une année sans feria. »

« Rassuré pour nos commerçants, pour la ville et pour tous ceux qui ont envie de profiter et de faire la fête, témoigne le créateur de la page Facebook Feria de Nîmes Infos. Moins de la situation sanitaire actuelle. Nous espérons que le virus sera derrière nous d'ici trois mois... Compliqué, de faire une feria en la conjuguant aux gestes barrières... »

La ville de Nîmes indique, de son côté, qu’elle poursuit l’organisation de l’événement, confortée par les dernières annonces du gouvernement sur le déconfinement : la « jauge maximale de 5.000 personnes pour les grands événements, les stades et salles de spectacle » restera en effet en vigueur, en principe, jusqu’au 1er septembre. En principe. Une édition à peu près normale est ainsi dans les cartons. Mais pour parer à toutes les éventualités, la commune indique avoir demandé à ses services de travailler à « des scénarios alternatifs à l’organisation de la feria, même avec des capacités d’accueil limitées, des nouveaux dispositifs pour le respect des normes sanitaires ».

De la tauromachie dans les arènes

La ville de Nîmes note par ailleurs qu’elle restera attentive « à l’évolution de la situation épidémiologique », et aux « recommandations du préfet durant l’été ». Sollicités par 20 Minutes, les services de la préfecture du Gard n’ont pas donné suite à nos demandes ce mardi. « Tout dépendra de l’évolution de l’épidémie, mais on n’empêchera rien », a indiqué Thierry Doucet, son directeur de cabinet, à la Gazette de Nîmes.

Enfin, Simon Casas, le patron des arènes de Nîmes, assure qu’il œuvre d’ores et déjà à la mise en place d’une programmation tauromachique dans l’amphithéâtre romain, en septembre, à la feria des Vendanges, a-t-il annoncé à France Bleu Gard Lozère. Mais il faut attendre que les municipales passent avant de discuter de l’organisation de cette feria pas comme les autres avec l’équipe victorieuse, convient l’ancien torero.