Masques, distance, télétravail... Le gouvernement prêt à alléger le protocole sanitaire en entreprise

OPEN SPACE Les règles sanitaires vont être considérablement assouplies pour les salariés, face à une situation sanitaire qui s’améliore

20 Minutes avec AFP

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Il faut retourner au travail ! — 20 Minutes

Fini les 4m² obligatoires autour de chaque salarié… Le gouvernement devrait annoncer cette semaine un allégement du protocole sanitaire strict imposé aux entreprises, selon un projet dont l’AFP a obtenu copie ce lundi soir.

Ce nouveau protocole prend acte d’une amélioration « significative » de l’épidémie de coronavirus en France. En conséquence, il abandonne la règle actuelle, qui limite le nombre de collaborateurs présents simultanément dans les locaux sur la base d’une « jauge » d’au moins quatre mètres carrés par salarié. A la place, le nouveau document – révélé dans un premier temps par le quotidien Les Echos – stipule que « chaque collaborateur doit pouvoir disposer d’un espace lui permettant de respecter la règle de distanciation physique d’au moins un mètre par rapport à toute autre personne ».

Des exceptions pour les personnes fragiles

L’employeur « peut » toutefois conserver le principe d’une « jauge », et « peut » la fixer à quatre mètres carrés par salarié, mais cela « à titre indicatif », selon le texte. Il est prévu que le port du masque ne soit obligatoire que « lorsque la distance d’un mètre entre les personnes n’est pas effective ou est susceptible de ne plus l’être ».

Concernant le télétravail, il n’est évoqué dans le nouveau projet de protocole sanitaire qu’à propos des « travailleurs à risque de forme grave de Covid-19 », ou de ceux qui vivent au domicile d’une personne dans ce cas. Pour ces salariés, « le télétravail doit être favorisé par les employeurs, sur demande des intéressés », précise le texte.

Début juin, le Medef avait appelé le gouvernement à accélérer le déconfinement des entreprises, en révisant les protocoles sanitaires qui s’y appliquent pour permettre un « retour à la normale » rapide. Jeudi dernier, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) avait réclamé à son tour l’abandon des protocoles sanitaires imposés aux entreprises « au plus tard » le 10 juillet, date de sortie de l’état d’urgence sanitaire. Interrogé par l’AFP, le ministère du Travail n’a pas confirmé la teneur de ce texte.