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MOBILISATIONDeux manifestations à cause d'une fresque contre les violences policières

Seine-Saint-Denis : Policiers et militants manifestent chacun de leur côté en raison d’une fresque contre les violences policières

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Ils étaient là pour condamner ou au contraire défendre la fresque « contre le racisme et les violences policières » récemment inaugurée à Stains
La fresque "contre le racisme et les violences policières" récemment inaugurée à Stains.
La fresque "contre le racisme et les violences policières" récemment inaugurée à Stains. - Thibault Camus/AP/SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La fresque avait provoqué la colère d'un syndicat de police. Deux cents policiers se sont alors réunis ce lundi pour dénoncer l’œuvre inaugurée à Stains et réalisée par un collectif d’artistes locaux, représentant les visages côte à côte de George Floyd, mort lors de son interpellation aux Etats-Unis et d’Adama Traoré, jeune homme noir mort en juillet 2016 après son interpellation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise). Une phrase surplombe le tout : « Contre le racisme et les violences policières. »

Mais ce lundi, 150 militants du comité Adama Traoré se sont également rassemblés, pour au contraire défendre cette œuvre.

Une délégation reçue par le préfet

A Bobigny, 200 policiers environ se sont rassemblés devant la préfecture du département, a constaté une journaliste de l’AFP, et une délégation a été reçue par le préfet. « Il nous a assuré qu’il allait saisir [le maire de Stains] par écrit et le mettre en demeure d’effacer le mot "policiers" afin qu’aucun amalgame ne soit fait entre racisme, violence et policiers », a déclaré au sortir de l’entrevue Ivan Assioma, du syndicat Alliance, à l’origine du rassemblement. Le préfet a « renouvelé sa totale confiance envers les policiers du département », a ajouté le syndicaliste. Contactée par l’AFP, la préfecture de Seine-Saint-Denis n’a pas souhaité s’exprimer « au vu de la période de réserve électorale ».

Au même moment à Stains, quelque 150 personnes se sont rassemblées devant la fresque controversée à l’appel du comité Adama Traoré, selon une source policière. « Si cette fresque disparaît, si une lettre disparaît, le seul responsable sera le syndicat de police Alliance », a dit Assa Traoré, la sœur d’Adama, sur des vidéos relayées sur les réseaux sociaux.

Le maire communiste de Stains, Azzédine Taïbi, était présent lors de l’inauguration de la fresque. « C’est une expression artistique et pacifiste, en soutien et hommage à toutes les victimes de l’injustice », avait-il affirmé, estimant qu’il fallait « dénoncer les comportements inadmissibles de certains policiers qui outrepassent leurs droits. »

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