Les quatre policiers impliqués dans la mort de Cédric Chouviat ont été entendus mercredi dernier

ENQUETE Il convient désormais au magistrat de convoquer les policiers en vue d’une éventuelle mise en examen

20 Minutes avec AFP

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Les proches de Cédric Chouviat demande à ce que la vérité sur la mort de ce chauffeur soit faite
Les proches de Cédric Chouviat demande à ce que la vérité sur la mort de ce chauffeur soit faite — Caroline Politi/20 Minutes

Les quatre policiers impliqués dans  la mort de Cédric Chouviat  ont été auditionnés en garde à vue mercredi dernier, a-t-on appris lundi de sources concordantes. Ce père de famille de 42 ans travaillant comme livreur, avait été victime d’un malaise cardiaque après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête, par trois policiers lors d'un contrôle routier tendu. Un quatrième policier était présent. Transporté dans un état critique à l’hôpital, Cédric Chouviat était mort le 5 janvier des suites d’une asphyxie « avec fracture du larynx », selon les premiers éléments de l'autopsie communiqués par le parquet de Paris.

Les fonctionnaires ont été entendus à la demande du juge d’instruction par l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). Celle-ci, en charge de l’enquête, a transmis au juge le résultat de ses investigations et interrogatoires. Selon RTL, le magistrat instructeur les a convoqués "début juillet" et ils pourraient alors faire l'objet de poursuites. Thibault de Montbrial, avocat des policiers, n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.

« Nous prendrons toutes les sanctions nécessaires »

La famille de la victime avait dénoncé une « bavure policière » causée par des techniques d'interpellation « dangereuses ». Elle réclame une requalification des faits en « violences volontaires ayant entraîné la mort », un crime passible des assises, et la suspension des policiers.

Quelques jours après les faits, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait estimé que les résultats d’autopsie « (soulevaient) des questions légitimes, auxquelles des réponses (devaient) être apportées en toute transparence ». « S’il y a des fautes qui sont caractérisées, nous prendrons toutes les sanctions nécessaires », avait promis le ministre.