Le Havre : Marche blanche en hommage au docker enlevé et tué

MOBILISATION Près de 3.000 personnes ont défilé dans le calme ce samedi

G. N. avec AFP

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Le docker du port du havre a été enlevé et tué le 12 juin.
Le docker du port du havre a été enlevé et tué le 12 juin. — Maxime Le Pihif/SIPA

Environ 2.700 personnes ont participé samedi après-midi à une marche blanche au Havre en hommage au docker enlevé et tué le 12 juin à Montivilliers (Seine-Maritime), a-t-on appris auprès de la préfecture et de la police. Cette manifestation se déroule « dans le calme », a indiqué à l’AFP la préfecture de Seine-Maritime.

La marche blanche a réuni de nombreuses familles, des militants CGT, dont une centaine de syndicalistes venus des ports de Marseille, Bordeaux, La Rochelle, Lorient et Rouen, a constaté une correspondante de l’AFP. En tête du cortège, une grande banderole a été déployée : « l’insoutenable. La perte de notre colosse Allan au cœur d’or. Un papa exemplaire, un homme aimé de tous. »

Appel à un arrêt de travail de 24 h

Le Racing club port du Havre, au sein duquel était impliqué le docker tué, a également fait part de son émotion. « Le président, les dirigeants ainsi que tous les joueurs s’associent a la peine de la famille en ce moment douloureux », peut-on lire sur le site Facebook du club de rugby. Dans un communiqué, la Fédération nationale des ports et docks de la CGT avait fait aussi part de « son émotion » face à cet « assassinat dans des circonstances odieuses et lâches ». « Plus jamais de tels actes ne doivent se reproduire à l’encontre d’un ouvrier docker, d’un travailleur portuaire, d’un travailleur militant de la CGT », poursuit le communiqué. La fédération nationale des ports et docks avait également appelé à un arrêt de travail de 24 h dans l’ensemble des ports de France, à partir de samedi 6 h.

Jeudi, une information judiciaire, « notamment du chef d’arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivi de mort en bande organisée », a été ouverte, a annoncé le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille, en charge du dossier. La victime avait été mise en examen en juillet 2018 pour association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes ou de délits, « en lien avec un trafic de produits stupéfiants sévissant sur la zone portuaire », a précisé le parquet. Le docker avait été laissé libre sous contrôle judiciaire. Les faits datent de 2017 et l’affaire est toujours en cours d’instruction.