Violences à Dijon : Importante opération de police aux Grésilles

ENQUETE Les policiers recherchent des armes, des munitions et des stupéfiants, selon le préfet

20 Minutes avec AFP

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Une perquisition dans le quartier des Grésilles à Dijon, le 18 juin 2020.
Une perquisition dans le quartier des Grésilles à Dijon, le 18 juin 2020. — JC Tardivon/SIPA

Une vaste opération de perquisitions mobilisant 140 CRS était en cours ce vendredi matin dans les quartiers sensibles des Grésilles, à Dijon, et du Mail à Chenôve, après  des violences survenues du 12 au 15 juin dans l’agglomération, a indiqué le préfet.

« Les opérations de police visent à rechercher des armes, des munitions et des stupéfiants », a indiqué Bernard Schmeltz, préfet de région. Sur réquisitions du parquet, elles mobilisent deux compagnies de CRS, soit environ 140 fonctionnaires, a-t-il ajouté, précisant que le but n’était pas d’interpeller mais de procéder à des perquisitions.

Fusils d’assaut et pistolets automatiques

Le procureur de la République Eric Mathais avait indiqué mercredi que les investigations se poursuivaient « pour parvenir à identifier les participants » aux violences qui ont secoué les Grésilles mais aussi Chenôve, dans la banlieue sud-ouest de Dijon, lundi soir.

Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, des hommes cagoulés sont apparus munis de ce qui semblaient être des fusils d’assaut ou des pistolets automatiques. Ils s’en sont également pris à des caméras de sécurité et ont incendié des véhicules. Ces violences ont éclaté après une série d’actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène désirant se venger de l’agression d’un adolescent par, selon eux, des habitants des Grésilles. Le calme est revenu depuis mardi et le père tchétchène de l’adolescent agressé​ a demandé que cessent ces exactions.

Six Tchétchènes ont été interpellés jeudi dans le cadre de l’enquête concernant ces faits qui ont fortement marqué les esprits dans une capitale bourguignonne peu habituée à ce type de tensions.