Limoges : Une adolescente jette par la fenêtre un message dénonçant des violences et un mariage forcé

SOS Sur ce bout de papier, elle demandait de prévenir la police et l’assistance sociale, car elle était « mariée de force »

20 Minutes avec AFP

— 

Un agent de police (illustration).
Un agent de police (illustration). — C. Girardon / 20 Minutes

Un SOS griffoné sur un bout de papier, qui lui a peut-être sauvé la mise. Une enquête pour « violences volontaires par personne ayant autorité » a été ouverte à Limoges (Haute-Vienne) après la découverte au pied d’une fenêtre d’un immeuble d’un message écrit par une adolescente appelant à l’aide contre un mariage forcé, a-t-on appris jeudi de source policière.

Un ouvrier travaillant sur un chantier dans le quartier prioritaire de La Bastide a découvert mardi un mot écrit à la première personne du singulier par une personne disant avoir 15 ans. Elle demandait de prévenir la police et l’assistance sociale, car elle était « mariée de force ».

L’adolescente « portait des traces de blessures au niveau des jambes »

Immédiatement alertée par cet ouvrier, la police a retrouvé dans l’immeuble une jeune fille de cet âge, originaire des pays de l’Est et qui avait jeté ce mot par la fenêtre de l’appartement familial. L’adolescente était « libre de ses mouvements mais portait des traces de blessures au niveau des jambes », selon une source policière.

« Nous devons tout vérifier mais ses allégations ont été considérées comme suffisamment sérieuses pour qu’une ordonnance de placement dans un foyer soit délivrée par le parquet de Limoges », a précisé cette source policière.

Une dot de 15.000 euros aurait été versée à ses parents

L’adolescente a expliqué aux enquêteurs avoir dans un premier temps accepté la demande en mariage du garçon avec lequel elle sortait. Selon elle, une dot de 15.000 euros aurait même été versée par la famille du jeune homme à ses parents.

« Mais elle est revenue sur sa décision et a alors été frappée par son père à coups de câbles électriques », a précisé la source policière, qui a ajouté que le père n’avait pas encore été entendu sur les faits.