Ile d’Oléron : Le célèbre coq Maurice est mort

SYMBOLE Le coq Maurice et sa propriétaire Corinne Fesseau avaient défrayé la chronique l’an passé, alors que des voisins avaient intenté un procès pour faire taire le gallinacé

M.B. avec AFP

— 

Corinne Fesseau et son coq Maurice
Corinne Fesseau et son coq Maurice — Corinne Fesseau/Facebook

Maurice, le célèbre coq chanteur érigé en symbole des traditions rurales face à l’urbanisation, est mort de maladie, a annoncé jeudi sa propriétaire sur l’île d’Oléron (Charente-Maritime).

« Il est mort du coryza le mois dernier pendant le confinement. On l'a retrouvé mort au pied du poulailler, on a fait tout ce qu’on a pu », a expliqué Corinne Fesseau la propriétaire de l’animal de 6 ans, malade depuis des mois.

Sa mort remonte à début mai, mais la propriétaire, « très peinée », a préféré attendre la fin du confinement pour l’annoncer, jugeant alors que « le Covid était plus important que mon coq. »

« Maurice était un emblème, un symbole de la ruralité, un héros »

« Maurice était un emblème, un symbole de la ruralité, un héros », a loué Corinne Fesseau, qui l’a enterré dans son jardin. L’été dernier, son coq avait été au centre d'un conflit judiciaire, lancé par les voisins qui se plaignaient de son cocorico matinal. La justice avait finalement autorisé le coq à continuer de chanter.

L’affaire était devenue un symbole des conflits entre « autochtones » et nouveaux arrivants, alors que bruits et effluves campagnards se sont retrouvés depuis au centre de divers litiges pour nuisances.

Le différend, relayé par la presse internationale, avait coïncidé avec une campagne médiatique pour la défense des bruits et odeurs des zones rurales, qui a notamment conduit les députés à voter en janvier une proposition de loi introduisant la notion de « patrimoine sensoriel » des campagnes dans le droit français.