Mobilisation pour l’hôpital à Paris : L’infirmière interpellée confondue à tort avec une élue La France insoumise

FAKE OFF Les images de l’interpellation de Farida C., mardi à Paris, ont fait polémique. La soignante a été confondue à tort sur les réseaux sociaux avec Farida Amrani, une conseillère municipale à Evry

Mathilde Cousin

— 

Des soignants ont manifesté mardi à Paris et dans plusieurs villes pour réclamer une revalorisation de leurs conditions de travail.
Des soignants ont manifesté mardi à Paris et dans plusieurs villes pour réclamer une revalorisation de leurs conditions de travail. — BUFKENS CEDRIC/SIPA

Accusée à tort de ne pas être infirmière, Farida C., dont les images de l’interpellation mardi à Paris sont devenues virales, est à présent confondue, toujours à tort, avec une ancienne candidate de La France Insoumise (LFI) sur les réseaux sociaux.

Elle a été prise pour Farida Amrani, qui s’était présentée en 2019 aux élections européennes pour ce parti. Farida Amrani  expliquait en 2019 travailler comme agent de maîtrise au sein d’une communauté d’agglomération et être élue syndicale. Elle siège également dans l’opposition au conseil municipal d’Evry.

FAKE OFF

20 Minutes a pu consulter la fiche d’interpellation de l’infirmière, qui confirme que la soignante et l’ex-candidate LFI sont bien deux personnes distinctes. Outre leurs noms de famille différents, l’année de naissance de Farida C., qui figure sur le document, n’est pas la même que celle de Farida Amrani, qui est née en 1976, selon L'Obs. Benjamin Amar, porte-parole de la CGT, avait également confirmé que Farida C. travaille bien pour l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris).

Farida Amrani a répondu avec humour à l’accusation, en apportant son « total soutien » à l’infirmière. Elle s’est toutefois légèrement trompée en nommant la soignante « Farida M. ».

Farida C. avait rapidement obtenu le soutien d’élus de La France insoumise, une fois la nouvelle de son interpellation connue mardi. Les députés Eric Coquerel, Mathilde Panot et Danièle Obono s'étaient rendus au commissariat où elle avait été placée en garde à vue, dans le septième arrondissement de Paris.

L’infirmière a été libérée mercredi. Elle sera jugée en septembre pour « outrages » et « violences sans interruption totale de travail (ITT) » sur personne dépositaire de l’autorité publique, a annoncé le parquet de Paris mercredi.