A Paris puis à Londres, Emmanuel Macron commémore les 80 ans de l’Appel du 18 juin

CEREMONIES Le chef de l’Etat, qui doit être reçu par le Prince Charles outre-Manche, échappe à la quarantaine imposée aux étrangers pour lutter contre le coronavirus

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, le 26 mai 2020.
Emmanuel Macron, le 26 mai 2020. — Ludovic MARIN / POOL / AFP

Emmanuel Macron va célébrer ce jeudi le 80e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 de Charles de Gaulle. Le chef de l’Etat traversera ensuite la Manche pour rendre hommage à la capitale de la France Libre, à Londres, où il sera reçu par le prince Charles. L’occasion pour lui d’appeler à l’unité de la nation en pleine crise du coronavirus.

Pour commencer cette journée placée sous le signe de l’amitié franco-britannique, il se rendra aux Invalides, pour une visite du Musée de la Libération. Il y rencontrera Hubert Germain, 99 ans, l’un des quatre derniers Compagnons de la Libération, qui est pensionnaire aux Invalides. Le chef de l’Etat assistera ensuite à la traditionnelle cérémonie au mémorial du Mont Valérien, principal lieu d’exécution de résistants et d’otages pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y sera aux côtés notamment de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, mais sans public, pour cause de précaution sanitaire.

Pas de quarantaine au Royaume-Uni

La patrouille de France et les Red Arrows de la Royal Air Force survoleront le Mont Valérien et la statue de Winston Churchill devant le Petit Palais. Avec une délégation restreinte, il s’envolera ensuite pour Londres – où l’obligation de quarantaine pour les visiteurs étrangers ne concerne pas les visites diplomatiques – pour rendre hommage à la ville qui fut la capitale de la France Libre.

Il s’agira de son premier déplacement à l’étranger depuis sa visite à Naples le 27 février pour un sommet italo-français. En présence du prince Charles, Emmanuel Macron remettra la Légion d’honneur à la ville de Londres, la septième ainsi décorée après Alger, Belgrade, Brazzaville, Liège, Luxembourg et Volgograd.

Au lendemain de son arrivée à Londres, de Gaulle avait appelé les militaires, ingénieurs et ouvriers français à le rejoindre pour poursuivre la lutte contre l’Allemagne nazie, malgré l’armistice demandé par le maréchal Pétain. « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas », avait-il déclaré en concluant son intervention.

Le Brexit au menu des discussions

Cette visite intervient alors que Londres et Bruxelles essaient de débloquer les négociations d’un accord sur la relation post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne après la fin de la période de transition le 31 décembre.

Emmanuel Macron sera reçu à Clarence House, résidence du prince Charles, héritier de la couronne britannique, et de son épouse Camilla. Le chef de l’Etat terminera sa visite par un entretien avec le Premier ministre Boris Johnson, où les négociations du Brexit devraient être au menu.

Ce déplacement sera pour le chef de l’Etat le deuxième événement dans le cadre de « l’année de Gaulle » après la célébration, le 17 mai, du 80e anniversaire de la bataille de Montcornet (Aisne) et avant le 50e anniversaire de la mort du général à Colombey-les-Deux-Eglises le 9 novembre.

Il y a 70 ans, la bataille de Bir Hakeim, le «Valmy» de la France Libre