Pour Mélenchon, ceux qui parlent de « privilège blanc » « n’ont jamais vu un blanc pauvre »

INEGALITES « Il faut aimer la France sans exclusive, ce n’est pas la couleur qui va séparer les Français », a plaidé le chef des Insoumis

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon à la manifestation des soignants à Marseille, le 16 juin 2020.
Jean-Luc Mélenchon à la manifestation des soignants à Marseille, le 16 juin 2020. — AFP

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a critiqué mercredi la notion de « privilège blanc », estimant que ceux qui l’utilisent « n’ont jamais vu un blanc pauvre ». L’expression s’est invitée dans le débat français dans les manifestations contre les discriminations de la police, à la faveur de l’onde de choc mondiale après la mort aux Etats-Unis de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié par un policier blanc.

« Il faut aimer la France sans exclusive, ce n’est pas la couleur qui va séparer les Français », a plaidé Jean-Luc Mélenchon dans une émission de son nouveau média en ligne, L’Insoumission. « Les trois ou quatre gens qui pensent (l’existence d’un privilège blanc) n’ont jamais vu un blanc pauvre », a-t-il cinglé.

« Ceux qui construisent ce "privilège", c’est ceux qui créent cette situation »

« A l’époque de la guerre d’Algérie, c’était "Les blancs tous des colons", pourtant les miens n’ont jamais colonisé, étaient des pauvres, étaient maltraités, certes moins que les autres », a raconté le natif de Tanger.

« Mais c’est vrai qu’à chaque fois que l’eurodéputé LFI Younous Omarjee passe dans cette gare, il est contrôlé parce qu’il est noir », a dénoncé Jean-Luc Mélenchon. « Ceux qui construisent ce "privilège", c’est ceux qui créent cette situation en ne contrôlant que le député européen noir et pas les autres », a-t-il ajouté.

Il a confié être « contre les communautés, non pas au sens d’amitiés, mais que des droits s’appliqueraient exclusivement à l’intérieur de celles-ci et pas ailleurs dans le pays ». Mais en France selon lui, « le seul séparatisme c’est celui des riches qui vivent entre eux dans leur ghetto ».