Face aux critiques, Christophe Castaner se présente comme le « premier défenseur » des forces de l’ordre

TENSIONS Le ministre de l’Intérieur a répondu aux questions de plusieurs députés à l’Assemblée

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. — Jacques Witt

Confronté depuis une semaine à la colère des policiers, Christophe Castaner a affirmé ce mardi qu’il était « essentiel pour (lui) d’être le premier défenseur » des forces de l’ordre « contre tous ceux qui les ont salies en les accusant d’être des milices, des barbares » et ont réclamé qu’elles soient « désarmées ».

Le ministre de l’Intérieur s’est dit « fier » des forces de l’ordre, à l’Assemblée nationale, où il a été soumis aux questions de plusieurs députés. « Nos forces de l’ordre accomplissent un travail exceptionnel dans des conditions difficiles, subissent des menaces, des répressions », a-t-il affirmé.

Pas de « lâchage »

A plusieurs reprises, il a apporté avec vigueur son soutien à la police et à la gendarmerie, manière pour lui de répondre à ceux qui l’accusent d’avoir « lâché » les forces de l’ordre quand il a annoncé l’interdiction d’une technique d’interpellation, la clé d’étranglement, et la « tolérance zéro » pour des actes de racisme de la part de la police.

« Ni lâchage, ni jamais non plus absence de courage », a insisté le ministre, en faisant valoir que les forces de l’ordre étaient « les gardiens de la République » et qu’il pouvait compter sur elles pour porter « l’exigence d’éthique, de morale et de responsabilité ».

« La clé d’étranglement, un geste dangereux »

Au député LR Maxime Minot qui lui reprochait de ne pas défendre la police, il s’est agacé : « Je n’ai jamais cessé de les défendre. Je n’accepte pas que l’on insinue que j’aurais pu abandonner à un quelconque moment nos forces de l’ordre, moi qui étais depuis vingt mois, chaque jour, chaque nuit à leurs côtés ».

Christophe Castaner est revenu en outre sur son exigence de lutte contre le racisme dans les rangs de la police : « Il n’est pas question de stigmatiser la police nationale quand nous combattons le racisme en son sein parce que quelques individus la salissent par leur comportement ». « C’est parce que l’on veut défendre la police que l’on doit porter cette exigence, cette tolérance zéro ».

Quant à l’interdiction de la clé d’étranglement, il a répété que c’était « un geste dangereux ». Le ministre de l’Intérieur a aussi défendu son action, avec un « budget d’action depuis trois ans d’un milliard de crédits supplémentaires pour la sécurité intérieure » et le recrutement de « 10.000 policiers et gendarmes », ainsi que le paiement des heures supplémentaires.