La police conserve la clé d’étranglement en attendant une autre technique d’interpellation

REMPLACEMENT « La technique dite de l’étranglement continuera d’être mise en oeuvre avec mesure et discernement », selon le directeur général de la police nationale

Marion Pignot

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La police (illustration).
La police (illustration). — AFP

La technique controversée dite de « l’étranglement », dont l’abandon annoncé par Christophe Castaner a suscité la colère des policiers, « continuera d’être mise en œuvre » jusqu’à ce qu’une nouvelle technique d’interpellation soit définie, a indiqué, ce lundi, Frédéric Veaux, le chef de la police nationale.

« Dans l’attente de la définition d’un nouveau cadre et dans la mesure où les circonstances l’exigent, la technique dite de l’étranglement continuera d’être mise en œuvre avec mesure et discernement et sera remplacée au fur et à mesure de la formation individuelle dispensée (…) », écrit le directeur général de la police nationale (DGPN), dans une note de service.

« C’était une méthode qui comportait des dangers »

Frédéric Veaux précise qu’un groupe de travail sera installé mercredi prochain « pour définir une technique de substitution ». Il rendra ses conclusions « avant le 1er septembre ». Le patron de la police nationale rappelle, par ailleurs, que « la "prise arrière" pour immobiliser la personne debout ou l’entraîner au sol afin de la menotter est toujours enseignée et appliquée ».

L’annonce de l’abandon de la clé d'« étranglement » par Christophe Castaner, le 8 juin, avait provoqué la colère des syndicats de police et des agents sur le terrain. « La méthode de la prise par le cou, dite de l’étranglement, sera abandonnée et ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. C’était une méthode qui comportait des dangers », avait affirmé Christophe Castaner, lors d’une conférence de presse.