Issoudun : Pour soutenir La Halle, placée en redressement judiciaire, une « marche citoyenne » organisée samedi matin

MOBILISATION Il y a plusieurs offres de repreneurs potentiels déposées

20 Minutes avec AFP
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Devant l'entrepôt de La Halle à Issoudun, le 2 juin 2020.
Devant l'entrepôt de La Halle à Issoudun, le 2 juin 2020. — GUILLAUME SOUVANT / AFP

L’intersyndicale de l’enseigne de chaussures et de vêtements La Halle, en redressement judiciaire, a organisé samedi matin une « marche citoyenne » à Issoudun (Indre) où se trouve un des entrepôts, a indiqué vendredi FO à l’AFP.

Un Comité social et économique a examiné jeudi les offres de 25 repreneurs potentiels, dont la plus importante en termes de reprise de magasins émane du groupe breton Beaumanoir (propriétaire de Morgan).

Un jugement du Tribunal de commerce de Paris attendu entre le 6 et le 15 juillet

Selon le groupe Vivarte, propriétaire de La Halle, la combinaison des différentes offres permettrait de reprendre 607 magasins sur 830, et « de préserver près de 4.036 emplois (sur un total de 5.806, NDLR), dont 3.836 en magasin et 150 au siège ». Alors qu’aucune offre n’avait été enregistrée pour les entrepôts logistiques situés dans l’Indre lors du « premier round », deux propositions ont été faites, « qui comprendraient la reprise d’une cinquantaine de collaborateurs » (sur 500 pour les deux entrepôts d’Issoudun et Châteauroux), a ajouté Vivarte dans son communiqué.

Selon Claire Vigouroux, déléguée syndicale centrale de FO, « les administrateurs judiciaires sont beaucoup plus prudents » sur ces offres qui demandent à être précisées.

Le financement de la principale, celle de Beaumanoir, n’est pas bouclé, relève-t-elle. « Je crois plutôt à 3.000 à 3.500 emplois préservés au grand maximum », a-t-elle indiqué. Les syndicats sont inquiets sur les conditions de licenciement des personnels qui ne sont pas repris. « Beaumanoir demande à La Halle d’acheter le stock pour la rentrée, ce qui assécherait la trésorerie et conduirait à un plan de licenciements au minimum légal », craint-elle.

Les offres peuvent être améliorées jusqu’au 24 juin, avant un jugement du Tribunal de commerce de Paris attendu entre le 6 et le 15 juillet, et un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) entre la mi-juillet et la mi-août.