Marion Maréchal à la Convention de la droite à Paris, le 28 septembre 2019.
Marion Maréchal à la Convention de la droite à Paris, le 28 septembre 2019. — Michel Euler/AP/SIPA

REACTION

Mort de George Floyd : « Je n’ai pas à m’excuser en tant que Blanche », estime Marion Maréchal

L’ex-députée d’extrême droite a livré sur Facebook sa « réaction épidermique » face à ce qu’elle qualifie de « rouleau compresseur » de l’affaire George Floyd

« Je n’ai pas à m’excuser en tant que Blanche et en tant que Française » pour « la mort d’un Afro-Américain » et d’Adama Traoré, a affirmé mercredi soir dans une vidéo postée sur son site facebook l’ex-députée d’extrême droite Marion Maréchal.

La nièce de la présidente du RN Marine Le Pen voit ses propos comme une « réaction épidermique » face « au rouleau compresseur » de l’affaire George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc qui a soulevé un grand émoi dans le monde et ravivé en France la polémique sur la mort d’Adama Traoré en 2016 à la suite de son interpellation par les forces de l’ordre.

« Je n’ai pas à m’excuser en tant que Blanche et en tant que Française – vous voyez à quoi on est réduit en devant se positionner de la sorte. Je n’ai pas à m’excuser pour la mort d’un Afro-Américain aux Etats-Unis. Je n’ai pas à m’excuser pour la mort d’un délinquant, Adama Traoré, une mort accidentelle qui a eu lieu à la suite d’une interpellation qui n’était pas liée, c’est important de le rappeler, à sa couleur de peau, mais aux crimes qu’il aurait commis », a-t-elle affirmé. Adama Traoré avait été interpellé lors d’une opération qui visait son frère Bagui, suspecté d’extorsion de fonds.

« Tentative de subversion des esprits »

« Je n’ai pas à m’excuser parce que je n’ai pas colonisé, je n’ai colonisé personne, je n’ai mis personne en esclavage de la même manière que tous ces groupes politiques et tous ces militants politiques eux-mêmes n’ont jamais été colonisés ou mis en esclavage », a-t-elle poursuivi.

Elle a dénoncé une « tentative de subversion des esprits » et des « groupes militants, de gauche, dits antiracistes, indigénistes, "Black lives matter" » qui, selon elle, « demandent non seulement de nous mettre à genoux, mais en plus de salir la mémoire de nos ancêtres, de cracher sur notre histoire, de purger notre héritage d’abattre nos statues ». Elle accuse le gouvernement d’avoir cédé à « la loi de l’émotion du groupe, du vil calcul politicien et de la bêtise » en tolérant les manifestations dénonçant les violences et le racisme au sein des forces de l’ordre.

Marion Maréchal, qui a renoncé à l’exercice d’un mandat pour diriger une école de sciences politiques à Lyon, fait régulièrement des apparitions polémiques. Elle avait annoncé début octobre ne pas avoir l’intention « d’être candidate à la présidentielle de 2022 », après une réunion organisée par ses proches qui avait agacé au sein même du Rassemblement national et nourri les spéculations sur son éventuel retour en politique.