Cyberattaque : Handsaway, l’application contre le harcèlement de rue, a dû être suspendue

CIBLE La plateforme ne gérerait que 50 signalements par semaine et en aurait reçu dix fois plus en seulement quelques heures

20 Minutes avec agence

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Alma Guirao, 29 ans, fondatrice de Handsaway
Alma Guirao, 29 ans, fondatrice de Handsaway — Handsaway

L’application HandsAway, qui permet de signaler les agressions sexistes et sexuelles, a été suspendue temporairement en raison d’une action de cyberharcèlement menée ce week-end, a annoncé ce lundi l’association qui l’édite, rapporte Numerama.

De nombreux faux signalements ainsi que des moqueries et des insultes ont été envoyés via l’application, ne laissant d’autres choix à la plateforme de s’arrêter provisoirement, comme elle l’a annoncé dans une série de tweets.

Plus de 500 signalements en quelques heures

Contactée par Numerama, Alma Guirao, la présidente de l’association Handsaway explique qu’en seulement « quelques heures, nous avons reçu plus de 500 signalements, alors qu’en temps normal nous en recevons une cinquantaine par semaine ». Certains ont ciblé la Russie. Un dessin scabreux a également été dessiné sur la carte autour de la ville de Domrémy-la-Pucelle et une croix gammée s’est affichée au nord de la Russie, précise le média.

De nombreux comptes ont été créés pour alimenter les faux signalements. Pour l’instant, « nous n’avons pas encore retrouvé la source ni les organisateurs », regrette Alma Guirao, qui ne sait pas quand l’application sera à nouveau disponible. « Nous sommes une petite équipe […] Supprimer les comptes responsables va nous prendre beaucoup de temps », précise-t-elle.

Handsaway a pris contact avec des associations spécialisées dans la lutte contre le cyberharcèlement et pourrait porter plainte. L’action n’a pas été revendiquée sur les canaux habituels.