Coronavirus : L’ONU plaide pour un vaccin accessible à tous

SANTE Un sommet international pour récolter des fonds s’ouvre ce jeudi

C.C. avec AFP

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Un scientifique à la recherche d'un vaccin contre le Covid-19, en mars 2020.
Un scientifique à la recherche d'un vaccin contre le Covid-19, en mars 2020. — Thibault Savary

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a estimé jeudi qu’un futur vaccin contre le nouveau coronavirus devait être considéré comme un « bien public mondial » accessible à tous, à l’ouverture d’un sommet international pour récolter des fonds. Lors de ce sommet virtuel réunissant plus de 50 pays et plus de 35 chefs d’Etat et de gouvernement, l’Alliance pour le vaccin (Gavi) espère lever 7,4 milliards de dollars pour continuer les campagnes mondiales de vaccination contre la rougeole, la polio ou la typhoïde, largement perturbées par l’épidémie de Covid-19.

Pour le vaccin contre le Covid-19, l’objectif de l’Alliance est de récolter deux milliards de dollars. Il a souligné qu’avec la crise du nouveau coronavirus, des campagnes de vaccination ont été interrompues : « Vingt millions d’enfants » ne sont pas complètement vaccinés et « un enfant sur cinq » n’est pas vacciné du tout. « Trouvons des moyens sûrs de continuer à vacciner » malgré la pandémie, a-t-il exhorté, et quand un vaccin contre le Covid-19 sera disponible, assurons-nous que tout le monde puisse y avoir accès".

La pandémie de Covid-19 a fait près de 386.000 morts

Hôte de ce sommet virtuel, le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé à une « nouvelle ère de coopération » mondiale en matière de santé. Le Royaume-Uni est pour l’heure le contributeur le plus important au Gavi avec 1,65 milliard de livres (1,85 milliard d’euros) promis sur les cinq prochaines années.

La pandémie de Covid-19 a fait près de 386.000 morts depuis que le virus est apparu fin décembre en Chine, et la course aux vaccins et traitements mobilise de grandes firmes pharmaceutiques. « Quand nous aurons un vaccin, nous voudrons développer une immunité de groupe » en faisant en sorte qu’il soit administré à « plus de 80 % de la population », a-t-il ajouté.