Coronavirus : Réunion au sommet à l’Elysée pour plancher sur des solutions face à la crise économique

SOCIAL Début de la rencontre à 15h à l’Elysée

C.C. avec AFP

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Emmanuel Macron avec Philippe Martinez, secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), sur le perron de l'Elysée le 12 octobre 2017.
Emmanuel Macron avec Philippe Martinez, secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), sur le perron de l'Elysée le 12 octobre 2017. — Ludovic Marin /AFP

Emmanuel Macron et Edouard Philippe réunissent jeudi syndicats et patronat en quête de solutions pour préserver l’emploi, durement touché par la récession liée à la crise du coronavirus, l’exécutif misant en parallèle sur le déconfinement en cours pour relancer l’activité.

Les revendications syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa) et patronales (Medef, CPME, U2P, FNSEA) risquent d’être nombreuses et sans doute divergentes, alors que les indicateurs macroéconomiques sont tous au rouge : le gouvernement anticipe une chute du PIB de 11 % cette année en raison du « choc économique extrêmement brutal » provoqué par l’arrêt quasi total de l’économie, lié à l’épidémie. Plus de huit millions de personnes sont au chômage partiel et plus de six millions de demandeurs d’emploi ont été comptabilisés par Pôle emploi en avril. Du jamais-vu en France.

La réforme de l’assurance chômage au programme

Au menu des discussions de cette troisième réunion depuis le confinement – pour la première fois en « présentiel » à l’Elysée et non en vidéoconférence –, « l’apprentissage, l’activité partielle, l’assurance chômage », selon Marylise Léon, la numéro deux de la CFDT. Côté apprentissage, il y a urgence. Sans soutien de l’Etat, les acteurs de l’alternance s’attendent à une chute de 20 à 40 % des offres d’apprentissage proposées par les entreprises.

Côté assurance chômage, tous les syndicats demandent depuis le début de la crise l’abandon de la réforme. Son deuxième volet, qui durcit le calcul de l’allocation pour les travailleurs alternant contrats courts et périodes de chômage, a déjà été reporté au 1er septembre. Ces derniers jours, le gouvernement a multiplié les appels vis-à-vis des entreprises pour mettre en place des « accords de performance collective », un dispositif créé au début du quinquennat et qui permet d’aménager la rémunération, la durée de travail et la mobilité des salariés pour préserver l’entreprise et l’emploi.

Mais les syndicats voient d’un mauvais œil cette « solution ». C’est ce qu’a l’intention de dire à Emmanuel Macron Yves Veyrier, le secrétaire général de FO. « Opposer les salaires à l’emploi serait la plus mauvaise réponse à apporter, ce serait une erreur du point de vue macroéconomique », a-t-il déclaré devant les députés mercredi. Et « pas besoin de toucher à la durée légale du temps de travail », avait de son côté lancé son homologue de la CFDT, Laurent Berger, il y a une semaine, devant les mêmes députés.