Christophe Castaner promet « une sanction » pour « chaque faute » ou mot raciste dans la police

FORCES DE L'ORDRE Christophe Castaner était interrogé au Sénat ce mercredi au lendemain de manifestations contre les violences policières

20 Minutes avec AFP

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Christophe Castaner, le 27 mai 2020.
Christophe Castaner, le 27 mai 2020. — Jacques Witt/SIPA

« Chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes » fera « l’objet d’une enquête, d’une décision, d’une sanction », a promis ce mercredi Christophe Castaner devant les sénateurs. Il réagissait aux manifestations de la veille pour dénoncer les violences policières, notamment à Paris à l’appel de la famille d’Adama Traoré.

« Je suis, sur ce sujet, intransigeant », a poursuivi Castaner, ajoutant : « L’exigence que nous avons vis-à-vis des policiers qui fauteraient, c’est garantir la sérénité du travail de l’ensemble de la police et de la gendarmerie, garantir la défense de cette police républicaine qui, au quotidien, combat le racisme, combat l’antisémitisme et s’engage pour défendre l’honneur de la République. »

Quarante mois de prison à Marseille

Répondant au sénateur Olivier Léonhardt (RDSE), le ministre a fait valoir qu’il ne s’agissait « pas de faire des amalgames, mais (…) de dénoncer tout propos et tout comportement. S’il y a faute, elle doit être sanctionnée, et elles sont sanctionnées. »

Il a souligné que le défenseur des droits, Jacques Toubon, dans son rapport remis il y a quelques jours, avait épinglé des faits remontant à plusieurs années pour lesquels des policiers avaient été condamnés à quatre mois de prison. Il a cité aussi le cas d’un policier à Marseille qui a été condamné à « quarante mois d’emprisonnement » pour « avoir transporté de force quelqu’un contrôlé en dehors de Marseille ». « Ces faits-là sont inadmissibles et sont sanctionnés », a ajouté Christophe Castaner.

Soulignant que « la réalité ne se fait pas sur les réseaux sociaux », le ministre de l’Intérieur a mentionné une étude récente de l’Université du Mont-Blanc portant sur « 48.134 personnes », selon laquelle « 85 % » des personnes interrogées avaient une « opinion positive » de la police.