Fonderie de Bretagne : La CGT ferme la porte à une reprise après les propos du PDG de Renault

SOCIAL Jean-Dominique Senard a évoqué dimanche la possibilité d’une cession du site breton

J.G. avec AFP

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Vendredi, les salariés de la Fonderie de Bretagne ont laissé exploser leur joie après après avoir appris que leur usine ne fermera pas.
Vendredi, les salariés de la Fonderie de Bretagne ont laissé exploser leur joie après après avoir appris que leur usine ne fermera pas. — Fred Tanneau / AFP

A Caudan dans le Morbihan, la victoire a vite laissé place au doute. Vendredi, à l’issue d’un CSE extraordinaire à la sous-préfecture de Lorient, le directeur de La Fonderie de Bretagne Laurent Galmard avait indiqué que le site, filiale de Renault, ne fermerait pas. Mais dimanche, le PDG du constructeur français Jean-Dominique Senard a semé le doute en évoquant la possibilité d'une cession.

« Clairement je pense que cette entreprise n’a pas vocation à rester dans le groupe Renault. On a dit clairement que nous allions ouvrir une analyse stratégique sur cette entreprise, et donc parmi les solutions que nous allons discuter (…) la cession en fait partie », a-t-il indiqué sur le plateau du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Céder l’entreprise serait « un non-sens » pour la CGT

La CGT, majoritaire dans l’entreprise, a vivement réagi aux propos de Jean-Dominique Senard dans un communiqué. « Nous comprenons à travers ce message que M. Senard avait pour projet de fermer l’entreprise, mais qu’elle est toujours bel et bien en vie grâce à la mobilisation de ses salariés, des élus locaux, de la préfecture, de la région Bretagne », indique le syndicat.

« Nous sommes surpris par cette déclaration erronée. Monsieur Senard parle de changement de motorisation dans les années à venir, ce qui ferait de la Fonderie de Bretagne, une entreprise en difficulté. Il faut rétablir la vérité sur ces propos car nous fabriquons essentiellement des pièces pour châssis et non pour moteurs », ajoute la CGT, qui se dit « consciente qu’il nous faut du tonnage pour continuer l’activité ».

Le syndicat ferme par ailleurs la porte à toute reprise du site. « Céder une entreprise Renault à un autre industriel pour faire des pièces Renault est un non-sens car nous l’avons déjà vécu avec ses conséquences », souligne le syndicat.