Les syndicats de La Halle, en grande difficulté, en appellent au gouvernement

SOCIAL L’enseigne de vêtements et de chaussures est en grande difficulté depuis plusieurs mois

C.C. avec AFP

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Un magasin La Halle à Alençon le 12 avril 2020.
Un magasin La Halle à Alençon le 12 avril 2020. — SICCOLI PATRICK/SIPA

L’intersyndicale de La Halle interpelle la ministre du Travail Muriel Pénicaud au sujet de la situation de l’enseigne de vêtements et de chaussures, où « au moins 2.200 salariés vont perdre leur emploi dans les prochaines semaines ».

Les syndicats CFE-CGC, CFTC, CGT, FO et SUD rappellent que « comme pour Camaïeu », le placement en redressement judiciaire « n’est pas une surprise » et reprochent au groupe Vivarte, actionnaire de La Halle, d’avoir « piloté l’entreprise avec la volonté constante de tirer un profit à court terme de leur investissement » et « sans jamais poser les bases d’un projet industriel global et de long terme ».

L’intersyndicale demande à l’État de prêter son concours, rappelant que « par le passé et dans des situations de redressement judiciaire, l’État a abondé des PSE pauvres dans leur contenu », citant l’exemple du transporteur Mory. Les syndicats demandent à Vivarte, « mais surtout aux fonds d’investissement propriétaires de ce groupe, de participer au financement d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui donne des moyens pour le retour à l’emploi des salariés licenciés ».

Des craintes par rapport au repreneur principal

Les syndicats craignent également que le repreneur principal Beaumanoir profite d’une « situation d’aubaine » : « nous voyons bien leur volonté que Vivarte finance les achats pour la saison prochaine, au détriment des fonds alloués au PSE. Ce n’est pas acceptable non plus ». Ils demandent à Beaumanoir d’élargir le périmètre de reprise à davantage de magasins et d’entrepôts, « ce qui permettrait d’alléger le coût de la restructuration et de l’indemnisation des futurs chômeurs portée par l’État ».

Patrick Puy avait indiqué le 26 mai que l’entreprise avait reçu « sept offres, émanant pour la plupart de concurrents, qui reprendraient à ce stade 3.195 personnes sur 5.391, donc 60 % ».