Coronavirus : Les salariés Renault de Choisy-le-Roi en grève reconductible contre la fermeture du site

EMPLOI Le site de Choisy est le seul, sur les 14 que compte le groupe industriel en France, dont la fermeture définitive a été annoncée à ce stade à l’horizon 2022

20 Minutes avec AFP

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Les salariés de l'usine Renault de Choisy-le-Roi en grève contre la fermeture du site
Les salariés de l'usine Renault de Choisy-le-Roi en grève contre la fermeture du site — Christophe Ena/AP/SIPA

Le site Renault de Choisy-le-Roi était à l’arrêt ce mardi. Depuis 6 heures du matin, « plus de 200 salariés », sur les 262 que compte l’usine au total, se sont « mobilisés pour la sauvegarde leurs emplois », a indiqué Brahim Hachouche, du syndicat FO. Le site, spécialisé dans la rénovation et le reconditionnement des moteurs et boîtes de vitesses est le premier et pour l’instant le seul dont la fermeture définitive a été annoncée pour 2022. Son activité doit être transférée au site de Flins (Yvelines).

« Nous attendons quelqu’un de la direction centrale qui doit nous expliquer », a ajouté Brahim Hachouche, en précisant que la grève était « reconductible ». Les syndicats souhaitent que Jean-Dominique Senard, le président de Renault « vienne présenter son plan auquel personne ne comprend rien. Nous n’attendrons pas la mi-juin pour avoir des explications. C’est d’abord aux salariés de Choisy qu’il doit des explications, pas aux médias ! »

« Prélude à des actions massives »

Selon Fabien Gâche, délégué central CGT (3e syndicat), « les salariés ont bien compris que le projet n’avait pas d’autre objet que de réduire les capacités de production et n’entendent pas se laisser faire ». Selon lui, cette grève à Choisy-le-Roi est le « prélude à des actions massives de tous les établissements ». Une réunion de l’intersyndicale (CGC, CFDT, CGT, FO) au niveau central a eu lieu mardi matin « en ce sens » et une délégation de l’intersyndicale centrale doit se rendre mercredi sur le site du Val-de-Marne.

« L’objectif est de développer d’autres actions locales dans tous les sites et de viser une action plus globale de l’ensemble des salariés en y intégrant l’ingénierie, soit près de 15.000 personnes, encore en grande partie en télétravail », a ajouté M. Gâche. Le constructeur automobile, en difficulté, a annoncé la semaine dernière un plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros qui prévoit de supprimer 4.600 postes en trois ans en France soit près de 10 % des effectifs du groupe dans l’Hexagone.