Cocaïne échouée sur la côte Atlantique : Le bateau à l’origine de la « marée blanche » toujours pas identifié

DROGUE Plus de 1,5 tonne de cocaïne pure a été récupérée sur les plages du littoral Atlantique depuis octobre

Jérôme Gicquel

— 

A Lacanau comme sur l'ensemble du littoral girondin, la gendarmerie a dépêché d'importants moyens pour récupérer la drogue échouée.
A Lacanau comme sur l'ensemble du littoral girondin, la gendarmerie a dépêché d'importants moyens pour récupérer la drogue échouée. — Mickaël Bosredon/20 Minutes

Sept mois après les premiers échouages sur la façade Atlantique, le mystère des ballots de cocaïne demeure entier. A ce jour, plus de 1,5 tonne de cocaïne pure à 83 % a été récupérée sur de nombreuses plages de la pointe bretonne jusqu’aux Landes, où des ballots ont encore été retrouvés fin janvier. Mais l’enquête, conduite par la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes, n’a pour l’heure pas permis de connaître l’origine de la drogue qui s’est échouée.

« Nous avons mené des investigations importantes qui sont toujours en cours mais nous n’avons pas encore réussi à identifier le bateau à l’origine de ce déchargement », a indiqué ce vendredi Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes, à l’occasion d’une conférence consacrée à la lutte contre les stupéfiants.

Un délestage volontaire ou un accident de transport ?

On ignore également si cet échouage massif de ballots de cocaïne fait suite à un délestage volontaire ou à un accident de transport. « Plusieurs hypothèses sont envisageables, mais nous privilégions à cette heure un délestage à la suite d’une avarie ou d’une tempête », avait indiqué courant novembre Philippe Astruc dans un communiqué.

Depuis, les investigations, qui ont mobilisé jusqu’à une centaine d’enquêteurs, se sont poursuivies. « Nous avons suivi la piste de plusieurs bateaux, parfois assez loin à l’étranger », a précisé le procureur de la République de Rennes. En vain pour l’instant, le bateau à l’origine de cette « marée blanche » restant toujours introuvable. « Mais nous continuons les recherches », a assuré Philippe Astruc.