Vélo : L’Etat aidera à pérenniser les pistes cyclables temporaires, annonce Elisabeth Borne

TRANSPORTS Il y a « 1.000 kilomètres de pistes cyclables temporaires » mis en place pour le déconfinement, a indiqué ce vendredi la ministre

20 Minutes avec AFP

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Des cyclistes parisiens, le 21 mai 2020.
Des cyclistes parisiens, le 21 mai 2020. — Jacques Witt/SIPA

Encore un coup de pouce pour le vélo. Le gouvernement, qui a triplé le fonds créé fin avril pour encourager cette pratique, aidera les collectivités à pérenniser les pistes cyclables temporaires mises en place dans le cadre du déconfinement, a indiqué ce vendredi la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne. « Il y a 1.000 kilomètres de pistes cyclables temporaires qui sont déployés grâce aux collectivités territoriales (…) Je veux encourager très fortement les élus à poursuivre la dynamique (…) l’Etat accompagnera les collectivités pour qu’elles pérennisent ces pistes », a affirmé la ministre lors d’une conférence de presse diffusée via Twitter.

Le gouvernement a mis en place un ambitieux « plan vélo » destiné à encourager les déplacements à vélo dans la phase de déconfinement entamée le 11 mai, afin d’éviter un report massif des transports en commun sur la voiture. Ces efforts sont accompagnés par l’aménagement dans de nombreuses villes de nouvelles pistes cyclables. « Un appel à projets du "Fonds de mobilité active" [mis en place en 2018] sera lancé en juin pour aider les collectivités qui en auraient besoin à transformer les pistes temporaires en pistes définitives », a expliqué Elisabeth Borne.

Des retours en arrière déjà visibles

Par ailleurs, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé également ce vendredi qu’il allait doter « d’un milliard d’euros supplémentaires » un fonds (de dotation de soutien à l’investissement local) pour accompagner les investissements « verts » des communes. « Bien évidemment, les pistes cyclables font partie de ces investissements », a martelé Elisabeth Borne, tout en jugeant trop tôt d’évaluer quels montants y seraient dédiés.

Dans un exemple largement médiatisé, une piste cyclable a été retirée en début de semaine sur l’une des principales artères de Marseille juste après son installation, faute « d’avoir trouvé son public », selon la métropole. « Ces pistes temporaires ont été mises en place dans l’urgence, leur tracé peut encore faire l’objet d’évolutions (…) il n’y a peut-être pas eu forcément toutes les concertations en amont (…) mais ce n’est pas une bonne idée de se dire maintenant "on va repousser le vélo pour laisser plus de place à la voiture" », a commenté la ministre Elisabeth Borne.

« On commence à avoir le retour de balancier, avec un certain nombre d’emménagements qui sont défaits – d’où l’importance d’insister sur la pérennisation, que (…) c’est quelque chose qu’on accompagnera dans la durée, collectivement », a souligné de son côté Pierre Serne, conseiller régional d’Ile-de-France (EELV) et président du Club des villes cyclables.