Pyrénées : Nouvelle chute mortelle d’un randonneur, la série noire continue

ACCIDENT Un randonneur chevronné de 62 ans a fait une chute mortelle mardi dans les Hautes-Pyrénées. Il s’agit de la troisième mort accidentelle en quatre jours dans le massif

Hélène Ménal

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Un hélicoptère du PGHM. Illustration.
Un hélicoptère du PGHM. Illustration. — Jobard - Sipa
  • Un randonneur chevronné de 62 ans a trouvé la mort mardi dans les Hautes-Pyrénées.
  • Deux autres marcheurs ont trouvé la mort dans les Pyrénées depuis vendredi.
  • Les gendarmes spécialisés recommandent de reprendre la randonnée avec progressivité après le confinement.

Il a glissé dans un couloir jalonné de rochers et jonché d’herbes couchées, amorçant une chute « d’environ 150 mètres » qui ne lui a laissé aucune chance. Un randonneur de 62 ans a trouvé la mort mardi, en début d’après-midi, dans les Hautes-Pyrénées.

« Il s’agissait d’un marcheur aguerri, qui avait déjà pratiqué en club », indique, avec « tristesse », le capitaine Jean-Marc Bougy, commandant du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Pierrefite-Nestalas qui est intervenu sur place, avec un hélicoptère, pour redescendre la victime. Le randonneur, originaire de Bagnères-de-Bigorre, marchait avec un ami et ils redescendaient du sommet du Père Nère en « coupant » par le couloir herbeux quand l’accident s’est produit.

Après le confinement, il faut reprendre « progressivement »

Il s’agit de la troisième chute mortelle d’un randonneur dans les Pyrénées en quatre jours à peine. Coïncidence ? Effet du déconfinement ? Le capitaine de gendarmerie assure que les conditions sont « normales » en montagne pour la saison. Il faisait par ailleurs beau mardi malgré quelques nuages d’altitude. « La montagne est un espace de liberté et les pratiquants se sont d’ailleurs montrés très vertueux et respectueux durant le confinement, souligne Jean-Marc Bougy. Mais je pense que, comme pour toute activité, il faut reprendre la randonnée avec vigilance et progressivité ».

Le sauveteur préconise aussi de pas hésiter, après ces longues semaines de sevrage pour les randonneurs, « à appeler les centres de secours en montagne, les bureaux des guides ou les offices de tourisme de montagne pour demander des conseils » sur tel ou tel itinéraire avant le départ.