Coronavirus : Du gel hydroalcoolique interdit à la vente en rayon ? Carrefour plaide une erreur

FAKE OFF Ce gel hydroalcoolique était destiné au personnel « et n’aurait pas dû se retrouver à la vente », explique le groupe

Cl.G.

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Lavage de mains au gel hydroalcoolique à Nice en mars 2020 (photo d'illustration)
Lavage de mains au gel hydroalcoolique à Nice en mars 2020 (photo d'illustration) — SYSPEO/SIPA
  • Une photo des flacons de gel hydroalcoolique produits par LVMH et ne pouvant être vendus a suscité l’émoi sur les réseaux sociaux. Ils étaient en effet en rayon dans un supermarché.
  • Le groupe Carrefour assure qu’il s’agissait d’une erreur et que le produit a été retiré de la vente.

En pleine épidémie de coronavirus et à quelques jours de la deuxième phase de déconfinement, la photo a été partagée plusieurs milliers de fois sur les réseaux sociaux. Dans un rayon de supermarché, des flacons de gel hydroalcoolique produits par le groupe de luxe LVMH sont vendus au prix de 9,50 euros. Problème : ces produits portent la mention « ne peut être vendu ». « Du gel fabriqué par LVMH qui en a fait don aux hôpitaux (ne peut être vendu) et qui se retrouve dans les rayons d’un Carrefour City à un prix non réglementaire », dénonce notamment un utilisateur de Twitter.

Le cliché suscite de nombreux commentaires négatifs, accusant le groupe Carrefour de vouloir tirer profit de dons destinés aux soignants.

FAKE OFF

La photo d’origine a été publiée mardi sur LinkedIn par le président de l’Union des groupements de pharmaciens d’officines, Laurent Filoche, qui confirme à 20 Minutes avoir pris le cliché dans un magasin de Toulouse.

Interpellé sur Twitter, le groupe Carrefour a apporté plusieurs précisions. L’enseigne a tout d’abord assuré que ce gel hydroalcoolique « était destiné à nos collaborateurs et n’aurait pas dû se retrouver à la vente. Il s’agissait d’une erreur du magasin, c’est corrigé ». L’enseigne précise que les articles ont été retirés de la vente ce mercredi matin, ce que confirme l’auteur du cliché à 20 Minutes.

Face aux accusations de revente d’un produit destiné au soignant – le groupe LVMH avait effectivement annoncé le 15 mars son intention de « fabriquer et offrir aux pouvoirs publics des quantités importantes de gel hydroalcoolique » destinées aux autorités sanitaires –, Carrefour réplique : « LVMH a fourni du gel à des enseignes de la grande distribution. »

Une version confirmée par l’industriel du luxe à nos confrères de BFMTV : « [LVMH] a produit du gel en priorité pour les hôpitaux, mais avec ce qui restait une fois ces commandes livrées, nous avons pu en donner aussi à des dizaines de structures publiques ou privées. Par exemple d’autres distributeurs que Carrefour, la Préfecture de police de Paris, etc. »

Enfin, le groupe Carrefour a indiqué que les magasins franchisés de type Carrefour City sont « autonome[s] sur la mise en rayon, les prix, etc. »