Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : 1.800 personnes dépistées à l'école des sous-officiers de l'armée de terre

COVID-19 Trois cas de Covid-19 ont été identifiés au sein de l'école des sous-officiers de Saint-Maixent l'Ecole, qui accueille plus de 1.800 personnes

20 Minutes avec AFP

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Un laborantin en train de réaliser des analyses sur des tests de dépistage du Coronavirus.
Un laborantin en train de réaliser des analyses sur des tests de dépistage du Coronavirus. — Adrien Max / 20 Minutes

Une campagne de dépistage a débuté lundi sur plus de 1.800 personnes sur le site de l'Ecole nationale des sous-officiers d'active (ENSOA) de Saint-Maixent-L’Ecole (Deux-Sèvres) après l’identification la semaine dernière de trois cas de Covid-19, ont annoncé lundi les autorités de santé.

Le premier des trois cas, qui sont tous asymptomatiques, est un cadre de l’école testé positif le 18 mai dernier, après avoir été en contact avec un membre malade de son foyer, a précisé la préfecture dans un communiqué conjoint avec l’Agence régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine.

« Les personnes contaminées avaient vocation à croiser la totalité des 300 élèves »

Dans le cadre du traçage, 44 personnes ont été identifiées comme « personnes contacts » de ce premier cas, et un dépistage préventif leur a été proposé, qui a permis d’identifier deux autres cas positifs, également des cadres au sein de l’école militaire, dans l’environnement professionnel du premier cas.

« Les personnes contaminées sont des instructeurs qui avaient vocation à croiser la totalité des 300 élèves qui étaient là jusqu’au 13 mai », a précisé le directeur de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, Michel Laforcade.

Les trois personnes, qui « ne sont pas des cas graves », ont été priées de rester en quarantaine chez eux, et « en collaboration avec l’armée, toutes les mesures barrières ont été prises », a-t-il ajouté.

Les 1.800 prélèvements seront réalisés sur place

Les autorités ont donc décidé d’un dépistage général, qui a débuté lundi, de l’ensemble des 1.800 personnes sur le site, « civils, élèves et personnel militaire », a précisé Michel Laforcade.

Les 1.800 prélèvements, qui ont commencé lundi après-midi, seront réalisés sur place avec l’aide des équipes de l’ENSOA, de son centre médical des armées, de l’hôpital de Niort et du CHU de Poitiers, avec le renfort d’infirmiers du Service départemental d’incendie et de secours.

Les analyses seront réalisées par le CHU de Poitiers et les résultats définitifs connus en fin de semaine, précise l’ARS.

Formation des sous-officiers pour l’armée de terre

L’ENSOA est une école de commandement assurant formation générale et perfectionnement de sous-officiers pour l’armée de terre, et son site, qui abrite d’autres organismes de défense, regroupe habituellement 1.800 personnes, dont environ 1.500 élèves et encadrants de l’école proprement dite.

L’école a réduit à 50 % son activité pendant la période de confinement, renvoyant nombre d’élèves chez eux, et repris post-11 mai « une activité adaptée » au contexte, loin encore de sa pleine capacité, avec mesures de sécurité requises. « Un système de veille qui justement a permis l’identification de ces cas », a été mis en place, a précisé à l’AFP un porte-parole de l’armée de terre.